Man, 23 juin 2026 (AIP) – Le Comité de concertation État-secteur privé (CCESP) a annoncé, samedi 20 juin 2026 à Touba, à la clôture de la 2e édition des Journées promotionnelles des entreprises du Bafing (JPE-Bafing), le lancement du processus de mise en place d’une plateforme locale de dialogue entre les services de l’État et les opérateurs économiques de la région.
Cette instance aura pour mission de servir de cadre structuré d’échanges entre administrations publiques, organisations professionnelles et acteurs du secteur privé, en vue de faciliter la remontée des préoccupations des entrepreneurs, commerçants et producteurs, et de contribuer à la recherche de solutions adaptées aux difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs activités.
Présent à Touba dans le cadre des JPE-Bafing, le conseiller technique du CCESP, Yacouba Cissé, a indiqué que cette initiative a été accélérée à l’occasion de cet événement, alors qu’une mission était initialement programmée ultérieurement dans la région.
Selon lui, la plateforme locale permettra de renforcer la proximité entre l’administration et les opérateurs économiques, afin de favoriser un traitement concerté des contraintes du terrain. « L’idée, c’est qu’on se parle réellement, que les problèmes qui minent l’économie locale remontent et que des solutions soient mises à la disposition de nos régions. ».
M. Cissé a souligné que la démarche prend en compte les réalités économiques du Bafing, marqué par un potentiel important mais aussi par une forte informalité des activités économiques. « Le Bafing représente une région où les atouts économiques sont énormes. Le contraste, c’est que cette économie est à fort taux informel », a-t-il relevé.

Pour le CCESP, ce rapprochement vise également à encourager la formalisation des entreprises et à améliorer leur accès aux dispositifs d’appui existants, notamment en matière d’accompagnement administratif, fiscal et réglementaire.
Durant les trois jours des JPE-Bafing, le stand du CCESP a constitué un espace d’information et d’écoute. Les visiteurs y ont été sensibilisés aux missions du comité ainsi qu’aux mécanismes de saisine disponibles pour signaler leurs difficultés.
Parmi ces outils, figure une plateforme numérique permettant aux opérateurs économiques de transmettre leurs préoccupations, lesquelles sont ensuite traitées par les services compétents du comité en lien avec les administrations concernées.
« Désormais, l’État envoie à leurs côtés le comité pour les écouter et les encadrer avec toutes les structures d’appui afin qu’ils puissent se formaliser », a expliqué M. Cissé.
Les échanges ont également mis en évidence des préoccupations récurrentes liées à la fiscalité, aux procédures administratives et à la formalisation des activités économiques.
Pour le responsable du CCESP, cette dynamique traduit une évolution progressive des relations entre l’administration et le secteur privé. « À l’origine, les opérateurs économiques ne voyaient pas trop l’administration comme un partenaire, mais plutôt comme un gendarme. Depuis un certain temps, ce mur se brise. En se parlant, on s’écoute et on sait de quoi l’autre souffre », a-t-il souligné.
Placée sous la haute autorité de la Primature et la tutelle du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, l’institution dispose déjà de plateformes locales dans plusieurs régions du pays. L’intégration prochaine du Bafing viendra renforcer ce dispositif national destiné à améliorer durablement l’environnement des affaires.
(AIP)
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