Abidjan, 22 juin 2026 (AIP) -Battus lors de leur entrée en lice par la France (3-1), les Lions de la Téranga qui jouent gros mardi 23 juin 2026, face à la Norvège, au MetLife Stadium, dans le New Jersey, affichent un visage serein, à quelques heures d’un match déjà considéré comme décisif dans le groupe I.
En conférence de presse d’avant-match, le sélectionneur Pape Thiaw a cherché à installer un climat de confiance malgré le contexte tendu qui entoure l’équipe depuis plusieurs jours. Le technicien sénégalais a insisté sur la nécessité de ne pas céder à l’urgence émotionnelle après la défaite inaugurale.
« Une Coupe du monde ne se gagne, ni ne se perd sur un seul match », a-t-il laissé entendre dans son intervention, appelant son groupe à rester fidèle à son identité de jeu.
Le message du staff est clair : capitaliser sur la bonne première période réalisée contre la France tout en corrigeant les moments de relâchement observés après la pause.
Au sein du groupe, le milieu Pathé Ciss a également donné le ton. Le joueur a reconnu que l’équipe n’avait pas réussi à maintenir son niveau sur l’ensemble de la rencontre précédente, tout en assurant que les Lions restaient pleinement engagés dans leur objectif de qualification.
Ces derniers jours, plusieurs informations relayées dans la presse sportive ont évoqué des sujets extra-sportifs autour de la sélection : organisation interne, conditions de séjour ou encore discussions administratives au sein de l’encadrement. Sans nier l’existence de certaines difficultés logistiques, l’entourage de l’équipe a voulu recentrer l’attention sur le terrain.
Dans les travées du camp de base sénégalais, le discours dominant reste celui de la mobilisation. Cette volonté de protéger le groupe trouve un écho au Sénégal où l’ambiance reste intense.
À Dakar, les débats se multiplient entre appels au changement et défense du groupe champion d’Afrique. Supporters, anciens joueurs et observateurs s’accordent néanmoins sur un point : le moment n’est plus à l’analyse mais à la réaction.
La diaspora sénégalaise de New York s’organise également pour accompagner les Lions. Dans le quartier de Harlem, où la communauté sénégalaise est fortement implantée, drapeaux, maillots et rassemblements rappellent que ce rendez-vous est attendu de tous.
Sur le terrain, le défi est immense. La Norvège arrive avec davantage de certitudes après sa victoire convaincante contre l’Irak (4-1) et s’appuie sur un Erling Haaland déjà décisif dans cette Coupe du monde.
Mais le Sénégal conserve le motif d’espoir de n’avoir jamais perdu contre une sélection scandinave depuis ses débuts au Mondial. Cette statistique nourrit la confiance des supporters et alimente le discours d’avant-match.
À New York comme à Dakar, une même attente domine désormais les lions de la Terenga : gagner pour relancer la campagne mondiale et reprendre leur destin en main.
(AIP)
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