Touba, 23 juin 2026 (AIP) – La 6e édition des Journées nationales du service public (JNSP) a été officiellement ouverte mardi 23 juin 2026 au Centre culturel Mohamed Lamine Fadika de Touba, avec un appel des autorités administratives à renforcer la proximité, l’efficacité et la qualité des prestations offertes aux citoyens, en vue de bâtir une administration plus performante et davantage centrée sur les usagers.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du préfet de la région du Bafing, préfet du département de Touba, Yao Kouakou Dinard. Elle a enregistré la présence des directeurs régionaux et départementaux des services de l’État, des autorités administratives, des élus locaux ainsi que de nombreux fonctionnaires et usagers.
Dans son allocution d’ouverture, le directeur régional de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, Angora Jérôme Armand, a présenté les objectifs de cette édition, axés sur le renforcement de la proximité entre l’administration et les citoyens. Il a indiqué que les activités prévues, notamment les panels et les séances de sensibilisation, visent à promouvoir un service public plus accessible et plus performant.
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le préfet a insisté sur l’importance des JNSP dans l’amélioration continue de l’administration ivoirienne. Autour du thème « Ensemble, construisons un service public ami du citoyen », il a exhorté les agents publics à faire preuve de professionnalisme, de responsabilité et d’écoute dans la délivrance des services aux populations.
Le représentant de l’État a également rappelé les acquis en matière de fonction publique, notamment les efforts consentis pour l’amélioration des conditions de travail des agents et le rôle du comité de concertation et de dialogue entre l’État et les organisations syndicales.
Les échanges ont permis aux participants de soulever plusieurs préoccupations. Koffi Kouamé, représentant du Centre d’information et d’orientation (CIO) de Touba, s’est notamment interrogé sur la qualité du service public face aux cas de corruption et sur les mécanismes de lutte contre ce phénomène.
En réponse, le préfet a évoqué l’Observatoire du service public (OSEP) et la Haute autorité pour la bonne gouvernance, chargés respectivement du traitement des plaintes des usagers et de la promotion de l’intégrité dans l’administration.
Le directeur régional du Centre social de Touba, Kouadio N’Goran, a pour sa part soulevé la question du coût de la vie, notamment celui du logement dans la ville.
L’après-midi a été consacré à plusieurs panels sur la modernisation de l’administration et la qualité des services publics. Les échanges ont permis de mieux appréhender la notion de « fonctionnaire nouveau », engagé dans une dynamique d’excellence et de service.
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