Abidjan, 25 juin 2026 (AIP) – Les pays partageant le Bassin de la Volta sont appelés à renforcer leur coopération face à la dégradation croissante des ressources naturelles et aux effets du changement climatique qui menacent les moyens de subsistance de près de 35 millions de personnes de la zone.
La directrice de cabinet du ministère des Eaux et Forêts, Zouzou épouse Mailly Elvire-Joelle, a lancé cet appel mardi 23 juin 2026 à Abidjan-Cocody à l’ouverture du cinquième forum des parties prenantes du projet « Inverser les tendances de la dégradation des écosystèmes et des ressources en eau dans le Bassin de la Volta », couplé à un atelier régional de validation politique.
« Bien plus qu’un espace géographique, le Bassin de la Volta constitue un patrimoine stratégique commun, un facteur de stabilité régionale, un levier de développement économique et un instrument de solidarité entre nos peuples frères », a déclaré Mme Zouzou.
S’étendant sur environ 400 000 km² entre le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo, le Bassin de la Volta regorge d’importantes ressources en eau, en terres cultivables, en forêts, en zones humides et en biodiversité. Sa préservation représente, selon les intervenants, un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire, la sécurité hydrique et la stabilité socio-économique de la sous-région.
La directrice de cabinet a souligné que les pressions exercées sur les ressources naturelles, associées aux phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents, exigent une réponse concertée des États riverains.
« Les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir et les phénomènes extrêmes se multiplient. Les pressions sur les ressources naturelles s’intensifient. Aucun État ne peut relever à lui seul les défis d’un bassin partagé. La coopération n’est donc pas une option, mais la condition de notre réussite collective », a affirmé Mme Mailly Zouzou.
Les travaux visaient notamment à présenter et à valider les résultats de la mission d’évaluation du capital environnemental du Bassin de la Volta, à sensibiliser les différentes parties prenantes aux conclusions de cette étude et à renforcer la capitalisation des acquis en matière de gestion durable des ressources naturelles.
Le secrétaire exécutif du Partenariat mondial de l’eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO), Dr Amadou Lamine Ndiaye, a relevé l’importance de cette rencontre dans la consolidation de la gouvernance environnementale du bassin.
Selon lui, les assises poursuivent trois principaux objectifs : valoriser les conclusions de l’étude réalisée, vulgariser les résultats auprès des populations et des acteurs concernés, et renforcer les mécanismes de gestion concertée des ressources naturelles à l’échelle sous-régionale.
Pour sa part, le directeur exécutif adjoint des opérations, Dr Millogo Dibi, a dressé un tableau préoccupant de la situation environnementale du bassin. Il a notamment alerté sur la dégradation progressive des ressources en eau, l’érosion de la biodiversité, l’augmentation de la pollution et la pression croissante exercée sur les écosystèmes.
Les recommandations issues de cette rencontre devraient contribuer à l’élaboration d’une politique commune de gestion durable du Bassin de la Volta, destinée à être soumise aux gouvernements et aux décideurs des six pays concernés.
(AIP)
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