Kouto, 25 juin 2026 (AIP) – Le calme est progressivement revenu à Kouto et à Samorossoba après les affrontements survenus le dimanche 21 juin 2026, sur une parcelle rizicole litigieuse d’environ 1 000 hectares, à la faveur de la mobilisation des autorités administratives, des forces de sécurité, des services de santé et des autorités coutumières.
Dès les premières heures ayant suivi les violences, le sous-préfet de Kouto, Coulibaly Sékou Alpha Yaya, accompagné des responsables de la gendarmerie, de la police et des forces armées, s’est rendu sur le terrain afin d’évaluer la situation, de porter assistance aux victimes et de prévenir toute escalade.
Selon les autorités sécuritaires, leur première mission a consisté à disperser les protagonistes, à sécuriser la zone et à faciliter l’évacuation des blessés vers les structures sanitaires.
Pour prévenir toute action de représailles, des patrouilles mixtes regroupant les forces de police, de gendarmerie et les militaires sont menées la nuit dans plusieurs secteurs sensibles de la commune. Grâce à la mobilisation d’environ une quarantaine d’agents dans le cadre de ce dispositif sécuritaire renforcé, le calme est revenu.
Les autorités sécuritaires ont appelé les populations à faire confiance à l’administration et à éviter tout acte susceptible de troubler l’ordre public.
À l’instar des Forces de défense et de sécurité (FDS), les autorités coutumières ont multiplié les appels à l’apaisement. Ainsi, le représentant du chef de canton de Kouto, Koné Sourou Emmanuel, a invité les populations à privilégier le dialogue et à attendre la décision de la justice saisie du dossier.
À l’issue des rencontres conduites par les autorités administratives, les matériels et effets récupérés lors des affrontements ont été restitués à leurs propriétaires respectifs, contribuant ainsi à la décrispation de la situation.
Les autorités administratives ont réitéré leur appel aux populations de Kouto et de Samorossoba à s’abstenir de toute occupation de la parcelle litigieuse dans l’attente du règlement du litige, afin de préserver la cohésion sociale et la paix entre ces deux communautés voisines de la Bagoué.
(AIP)
daa/fmo

