Abidjan, 1er juil 2026 (AIP) – L’élimination de la Côte d’Ivoire en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, à la suite de sa défaite (1-2) face à la Norvège, mardi 30 juin 2026, a suscité des réactions partagées parmi les supporters ivoiriens, oscillant entre regrets, critiques et reconnaissance pour un parcours inédit des Éléphants.
Pour de nombreux supporters, les erreurs défensives et le manque de solutions sur le banc ont lourdement pesé sur l’issue de la rencontre. Étudiante, Camara Salimata estime que l’équipe a payé le prix de son manque de fraîcheur physique au milieu de terrain.
« Trois défenseurs qui courent vers le même joueur pour laisser Erling Haaland seul dans la surface, ce n’est pas normal. On voyait bien que Franck Kessié et Ibrahim Sangaré étaient épuisés, mais le banc ivoirien manquait de milieux capables de les remplacer », a-t-elle regretté.
Malgré cette désillusion, elle retient avant tout le caractère historique de cette campagne mondiale. « L’aventure fut belle avec ses nombreuses surprises. Merci aux joueurs de nous avoir qualifiés pour les seizièmes de finale pour la première fois de notre histoire. Nous espérions aller encore plus loin, mais ils nous ont quand même fait rêver », a-t-elle ajouté.
Professeure et mère au foyer, Tatiana Ako s’est montrée plus critique, estimant que la sélection nationale n’a pas exprimé tout son potentiel. Selon elle, certains choix techniques ont coûté cher aux Éléphants.
« Avec des joueurs comme Evan Ndicka et Sébastien Haller sur le terrain, les choses auraient pu être différentes. Face à une équipe aussi athlétique, certaines décisions étaient difficiles à comprendre. Nous avons commis des erreurs inimaginables dans des moments décisifs », a-t-elle déploré.
Même analyse pour le commerçant Jules Evariste Amon, qui pointe une désorganisation tactique malgré les qualités de l’effectif.
« La Côte d’Ivoire possède un potentiel incroyable, mais elle manque d’organisation. Après l’égalisation, l’équipe a baissé d’intensité alors qu’elle dominait le match. Les mêmes insuffisances observées contre l’Allemagne sont réapparues », a-t-il estimé, jugeant que les Éléphants auraient pu au minimum pousser la rencontre jusqu’aux prolongations.
De son côté, le restaurateur Bertrand Yapo préfère retenir les enseignements positifs de cette aventure mondiale. Il reconnaît la supériorité d’une équipe norvégienne plus expérimentée tout en saluant l’éclosion de plusieurs jeunes talents ivoiriens.
« La Norvège a fait parler son expérience. Nous sommes déçus, car cette équipe pouvait aller jusqu’en quarts de finale. Mais nous avons découvert des joueurs prometteurs comme Amad Diallo, Wilfried Singo et Yann Diomandé. Rien que pour cela, je leur tire mon chapeau », a-t-il déclaré.
La Côte d’Ivoire quitte la compétition avec les honneurs. Malgré la déception de l’élimination, de nombreux supporters estiment que cette campagne constitue une étape importante dans la progression du football ivoirien et nourrit de nouveaux espoirs pour les prochaines échéances internationales.
(AIP)
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