Abidjan, 29 juin 2026 (AIP) – Les fonctionnaires du ministère bulgare des Affaires étrangères pourraient déclencher une grève si le gouvernement ne revient pas sur le projet de réduction de 20% de leur rémunération annuelle prévue dans le cadre du projet de budget de l’État pour 2026.
Selon l’Agence de presse bulgare (BTA), le président de l’Association professionnelle des fonctionnaires du service diplomatique, Dobrin Stanev, a averti que les diplomates, les fonctionnaires et les agents contractuels seraient directement affectés par cette mesure si le texte budgétaire était adopté en l’état.
S’exprimant à l’issue d’un rassemblement organisé lundi 29 juin 2026 devant le siège du ministère des Affaires étrangères à Sofia, M. Stanev a indiqué que le salaire mensuel brut moyen au sein du ministère est d’environ 1 100 euros, tandis qu’un attaché stagiaire perçoit un salaire de départ de 818 euros avant prélèvements.
Le responsable syndical a affirmé privilégier le dialogue avec la direction du ministère et l’Assemblée nationale afin de trouver un mécanisme permettant de préserver les revenus des agents. À défaut d’un accord, il a annoncé que les employés pourraient engager une procédure de grève, qui serait la deuxième de l’histoire du ministère.
Conformément à la législation bulgare, cette procédure nécessite notamment la collecte d’un nombre déterminé de signatures, la formulation officielle des revendications, l’ouverture de négociations avec l’employeur et, en cas d’échec des discussions, le déclenchement d’un arrêt de travail pour une durée déterminée.
L’Association professionnelle des fonctionnaires du service diplomatique regroupe environ 150 agents du ministère.
Dans un communiqué publié sur Facebook, la direction du ministère des Affaires étrangères a indiqué comprendre les préoccupations exprimées par ses employés concernant le projet de budget. Elle a toutefois souligné que le contexte de déficit public excessif et la procédure engagée par la Commission européenne imposent la recherche de solutions conciliant impératifs budgétaires et protection des salariés.
Le projet de loi budgétaire, publié le 24 juin par le ministère des Finances, prévoit l’introduction progressive de cotisations sociales personnelles pour les fonctionnaires. La répartition des cotisations serait fixée à 80 % à la charge de l’employeur et 20% à celle de l’employé à compter du 1er août 2026, puis à 60% et 40% respectivement à partir du 1er janvier 2027.
Le Premier ministre Roumen Radev et le ministre des Finances Galab Donev ont toutefois assuré publiquement que ces réformes n’entraîneraient pas de diminution du revenu disponible des fonctionnaires.
(AIP)
cz/cmas

