Abidjan, 1er juil 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire entend se doter de données hydrographiques « souveraines, fiables et régulièrement actualisées » couvrant l’ensemble de son espace maritime, de la lagune Ébrié à la zone économique exclusive, a déclaré le mercredi 1er juillet 2026 à Abidjan, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Brahima Ouattara.
S’exprimant à l’ouverture de la 19e Conférence de la Commission hydrographique de l’Atlantique oriental (CHAtO-19), le vice – Premier ministre a souligné que la maîtrise des données hydrographiques constitue un enjeu stratégique pour la sécurité nationale et la protection des intérêts maritimes du pays.
« Notre ambition est claire : disposer de données hydrographiques souveraines, fiables et régulièrement actualisées couvrant l’ensemble de notre domaine maritime, de la lagune Ébrié jusqu’à la zone économique exclusive », a-t-il déclaré.
Selon lui, les défis liés à l’hydrographie concernent directement la sécurité nationale, notamment à travers la surveillance de la zone économique exclusive, la lutte contre la piraterie, les trafics illicites, la pêche illégale ainsi que la protection des infrastructures portuaires, missions assurées par la Marine nationale.
Brahima Ouattara a également souligné que la Commission hydrographique de l’Atlantique oriental constitue un cadre de coopération privilégié permettant de renforcer la solidarité entre les États membres, de développer des partenariats avec les services hydrographiques expérimentés, notamment le Service hydrographique et océanographique de la Marine française (Shom), ainsi qu’avec les partenaires techniques et institutionnels.
Le renforcement des capacités des États membres doit, selon lui, demeurer au cœur des priorités de cette coopération régionale.

« L’hydrographie ne se limite pas à la production de cartes marines. Elle est indispensable à la sécurité de la navigation, à la protection des ressources marines, à la prévention des risques naturels et à l’affirmation de la souveraineté de nos États », a-t-il ajouté, qualifiant cette discipline d’outil stratégique au service de l’action de l’État en mer.
Le vice-Premier ministre a rappelé que la Côte d’Ivoire a renforcé son dispositif institutionnel avec la création du Comité national de coordination de l’hydrographie, de l’océanographie et de la cartographie marine.
Cette structure pilote les démarches diplomatiques et techniques en vue de l’adhésion pleine et entière du pays à l’Organisation hydrographique internationale (OHI) et participe activement au programme de renforcement des capacités de la CHAtO, avec l’appui de la Direction générale des affaires maritimes et portuaires.
La conférence réunit du 1er au 3 Juillet 2026, les principaux services hydrographiques et administrations maritimes de la façade atlantique africaine, des organisations internationales spécialisées, des institutions scientifiques et techniques ainsi que des partenaires industriels intervenant dans les domaines de l’hydrographie, de la cartographie marine, de l’océanographie et de la sécurité de la navigation.
L’hydrographie est la science qui consiste à mesurer, étudier et cartographier les mers, les océans, les fleuves et les zones côtières. Elle contribue notamment à la sécurité de la navigation maritime, à la prévention des accidents en mer, à la gestion des ports, au développement du commerce maritime, à la protection de l’environnement marin, à la planification des infrastructures portuaires et côtières ainsi qu’à la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles.
La Commission hydrographique de l’Atlantique oriental constitue le cadre régional de coopération de l’Organisation hydrographique internationale pour l’espace atlantique oriental. La 19e édition de cette conférence est organisée par le Port autonome d’Abidjan avec le soutien de l’OHI et de l’État de Côte d’Ivoire en présence de membres du gouvernement.
(AIP)
apk/cmas

