Abidjan, 2 juil 2026 (AIP) – Les données hydrographiques constituent un levier stratégique pour le développement des États, en raison de leur rôle déterminant dans la conception, la réalisation et l’exploitation des infrastructures maritimes, fluviales et lagunaires, a affirmé le ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Yacouba Hien Sié, à l’ouverture de la 19ᵉ conférence de la Commission hydrographique de l’Atlantique oriental (CHAtO-19).
S’exprimant mercredi 1er juillet 2026 à Abidjan, le ministre Hien Sié a souligné que l’hydrographie constitue « le fondement technique indispensable à la conception, à la réalisation, à l’entretien et à l’exploitation des infrastructures portuaires, fluviales et lagunaires », estimant que « les données hydrographiques représentent un socle essentiel du développement de nos États ».
Selon lui, aucun ouvrage maritime, fluvial ou lagunaire ne peut être conçu, dimensionné, implanté ou exploité de manière optimale sans une connaissance précise des fonds marins, des courants, des marées, des phénomènes sédimentaires et de la dynamique des milieux aquatiques.
« L’hydrographie constitue ainsi la matière première de l’ingénierie maritime. Elle permet de réduire les risques techniques, d’optimiser les investissements publics et de garantir la pérennité des infrastructures », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rappelé que les données hydrographiques sont indispensables à l’élaboration des cartes marines et à la définition des routes maritimes, empruntées chaque année par près de 80 % du commerce mondial de marchandises. Elles contribuent ainsi à renforcer la sécurité de la navigation, à fluidifier les échanges commerciaux et à soutenir la compétitivité des économies.
Pour M. Hien Sié, la CHAtO-19, qui se tient du 1er au 3 juillet à Abidjan, constitue une opportunité de consolider les compétences des hydrographes et des ingénieurs maritimes, tout en favorisant le partage d’expériences et le renforcement de la coopération régionale.
Il a, en outre, réaffirmé l’ambition du gouvernement ivoirien de bâtir « une nation maritime fondée sur la connaissance, l’innovation et la coopération », faisant observer que les défis liés à la sécurité maritime, à la protection des espaces marins et au développement de l’économie bleue imposent un partage accru des données hydrographiques et un renforcement des capacités des États.
Les travaux de la CHAtO-19 réunissent des délégations de plusieurs pays d’Afrique, des experts des services hydrographiques et des administrations maritimes de la façade atlantique, ainsi que des représentants d’organisations internationales, d’institutions scientifiques et techniques et des partenaires industriels spécialisés dans l’hydrographie, la cartographie marine, l’océanographie et la sécurité de la navigation.
Les participants examinent notamment les enjeux liés à la croissance du commerce maritime mondial, à la transformation des chaînes logistiques internationales, au développement des grands corridors africains, au renforcement de la sûreté et de la sécurité maritimes, ainsi qu’à la promotion de l’économie bleue.
Organisée par le Port autonome d’Abidjan sous l’égide de l’Organisation hydrographique internationale (OHI), la CHAtO-19 constitue le principal cadre régional de coopération de l’OHI pour les pays de l’Atlantique oriental.
Science dédiée à la mesure, à l’étude et à la cartographie des mers, des océans, des fleuves, des lacs et des zones côtières, l’hydrographie fournit les données essentielles à la sécurité de la navigation, à la planification des infrastructures et à la gestion durable des espaces maritimes et fluviaux.
(AIP)
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