Bouaflé, 03 juil 2026 (AIP) – Le directeur régional des Mines et de la Géologie de Bouaflé, Souleymane Sanogo, a sensibilisé, jeudi 2 juillet 2026 à Kaviessou (sous-préfecture de Bouaflé), les exploitants miniers et les populations sur la procédure de délivrance des autorisations d’exploitation minière, ainsi que sur les droits et obligations qui en découlent, à l’occasion de la remise officielle de quatre autorisations d’exploitation aurifère.
Présidée par le sous-préfet de Bouaflé, Essoh Henri, la cérémonie a été marquée par la remise de trois autorisations d’exploitation minière semi-industrielle, d’une durée de quatre ans, aux sociétés Or Ivoire, Attreba Ressources et Remin Or, ainsi que d’une autorisation d’exploitation artisanale, valable deux ans, à Kobenan Kamaté Abdoulaye.
M. Sanogo a expliqué que ces autorisations sont des arrêtés signés par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, délivrés au terme d’une procédure rigoureuse, transparente et conforme au Code minier.
Il a précisé que toute demande fait l’objet d’une mission technique visant à s’assurer que le site concerné ne se situe ni dans un village, ni sur un cours d’eau, ni dans une forêt classée ou sacrée, un cimetière ou à proximité d’infrastructures publiques ou religieuses. Les dossiers sont ensuite examinés par plusieurs administrations, notamment les services des Eaux et Forêts, l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), l’Agence nationale de l’environnement (ANDE), les autorités préfectorales et les services agricoles, avant une enquête publique destinée à recueillir les observations des populations.
Le directeur régional a souligné que les exploitants sont tenus de conclure un protocole d’accord avec les communautés locales afin de définir leurs engagements en matière de développement communautaire.
Il a également rappelé leurs principales obligations, notamment le respect des limites des périmètres attribués, la protection de l’environnement, l’indemnisation préalable des propriétaires coutumiers et des exploitants agricoles en cas de destruction de cultures, le respect des engagements pris envers les communautés, ainsi que la déclaration régulière de leur production et le paiement des taxes et redevances.
M. Sanogo a invité les populations à préserver les bornes délimitant les périmètres autorisés, à faciliter les activités des opérateurs légalement installés et à privilégier le dialogue avec les autorités administratives, coutumières et les services des Mines pour le règlement des différends.
Selon lui, une collaboration fondée sur le respect de la réglementation entre l’administration, les exploitants et les communautés est indispensable pour faire des ressources minières un véritable levier de développement local, de création d’emplois et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.
(AIP)
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