Abidjan, 3 juil 2026 (AIP) – Les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei, se sont ouvertes vendredi 3 juillet 2026 à Téhéran avec l’arrivée de son cercueil au complexe religieux de la Grande Mosalla, marquant le début de trois jours de cérémonies nationales de deuil, rapportent les médias internationaux.
Ali Khamenei a été tué le 28 février 2026 lors de frappes menées conjointement par Israël et les États-Unis, qui avaient déclenché un conflit avec la République islamique d’Iran. Les cérémonies d’hommage, organisées 126 jours après son décès et rendues possibles par le cessez-le-feu intervenu avec Washington, doivent culminer le lundi 6 juillet 2026 par une importante procession populaire à Téhéran.
Les autorités iraniennes annoncent la participation de près de 20 millions de personnes aux obsèques, présentées comme l’un des plus grands rassemblements de l’histoire du pays. Depuis plusieurs jours, la capitale est plongée dans le recueillement, avec des chants religieux, des portraits du défunt affichés dans les rues et des slogans hostiles aux adversaires de l’Iran.
Des rassemblements sont organisés à travers la ville, où les participants brandissent les drapeaux de l’Iran, des Gardiens de la Révolution ainsi que du Hezbollah libanais, allié de Téhéran.
À l’issue des cérémonies dans la capitale, le cortège funéraire doit se rendre successivement à Qom, haut lieu du chiisme, puis en Irak, avec des étapes à Nadjaf et Karbala, avant de rejoindre Mashhad, dans le nord-est de l’Iran. Ali Khamenei doit y être inhumé le 9 juillet, près du sanctuaire de l’imam Reza, l’un des sites les plus sacrés du chiisme.
Au-delà de leur dimension religieuse, ces funérailles revêtent également une portée politique. Elles visent à afficher la continuité des institutions iraniennes et la résilience du régime après la disparition de son principal dirigeant et les destructions provoquées par les bombardements.
Une interrogation demeure toutefois autour de Mojtaba Khamenei, présenté comme le successeur pressenti de son père à la tête de la République islamique. Les autorités affirment qu’il assure la conduite des affaires de l’État, mais aucune apparition publique n’a encore été annoncée.
(AIP)
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