Man, 13 juil 2026 (AIP)-Le directeur régional du Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Man, Alphonse Bouet, estime que la production de riz constitue une opportunité d’investissement dans le Bafing, où les besoins du marché national et les acquis de la recherche offrent des perspectives aux producteurs et aux transformateurs.
« Il y a de l’argent à gagner dans la production de riz, dans sa transformation et dans la production de semences », a soutenu M. Bouet, lors de la deuxième édition des Journées promotionnelles des entreprises du Bafing (JPEB), organisée du 18 au 20 juin 2026 à Touba autour du thème, « Investir dans l’entrepreneuriat agricole et l’agro-transformation dans le Bafing : opportunités et niches d’avenir ».
Pour lui, le potentiel du marché du riz demeure important en Côte d’Ivoire. « La Côte d’Ivoire a besoin aujourd’hui de 2 500 000 tonnes de riz. Nous avons couvert 64 % des besoins », a-t-il indiqué, relevant que la marge restante constitue une opportunité pour les producteurs et les transformateurs.
Présent à cette rencontre pour faire connaître les acquis de la recherche agricole, le CNRA a mis en avant plusieurs technologies destinées aux producteurs de la région.
Selon M. Bouet, cette participation s’inscrit dans la volonté du centre de rapprocher ses travaux des populations. « Dans le nouveau paradigme du CNRA, il faut qu’on se fasse connaître de nos populations. Nous avons des réponses et nous pouvons apporter des solutions à leurs problèmes », a-t-il expliqué.
La station du CNRA de Man, qui couvre les régions du Tonkpi, du Guémon, du Cavally et du Bafing, a notamment présenté plusieurs variétés de riz adaptées aux réalités de la zone. « Nous sommes ici avec de nouvelles variétés de riz qui s’adaptent aux effets du changement climatique », a fait savoir le directeur régional.
Parmi ces variétés figurent les CRAM 1, CRAM 2, CRAM 3, CRAM 4 et CRAM 6. Selon lui, les CRAM 4 et CRAM 6 sont aujourd’hui les plus recherchées.
Le responsable du CNRA a rappelé que le Bafing est une zone de production de riz pluvial et de bas-fonds. Les variétés proposées, a-t-il dit, sont adaptées à ces conditions de culture et peuvent contribuer à améliorer les rendements.
S’adressant aux jeunes qui souhaitent entreprendre dans l’agriculture, M. Bouet a conseillé de s’intéresser à la riziculture. « Je conseillerai à tout investisseur jeune, le riz. Avec le riz, il y a de l’argent à gagner en Côte d’Ivoire », a-t-il insisté.
Il a recommandé aux porteurs de projets de démarrer progressivement, avec des superficies maîtrisables, tout en accordant une attention particulière à la qualité des semences. Le directeur régional a également encouragé les producteurs à se constituer en groupements afin de faciliter leur accès au financement et à l’encadrement technique.
Selon lui, le CNRA et l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) disposent de compétences pour accompagner les producteurs à toutes les étapes de leurs activités.
M. Bouet a enfin indiqué que le CNRA reste disponible pour la formation et l’encadrement des jeunes dans plusieurs filières, notamment la production de semences, le café, le palmier à huile et le cola.
Évoquant les atouts du Bafing, il a cité les actions engagées en matière de sécurisation du foncier rural ainsi que l’existence de services techniques capables d’accompagner les investisseurs intéressés par le secteur agricole.
(AIP)
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