Abidjan, 14 juil 2026 (AIP)- Les ministres des Affaires étrangères des États membres du Processus des États africains atlantiques (PEAA) ont appelé, lundi 13 juillet 2026, à Cotonou, à un renforcement de la coopération entre les pays africains riverains de l’Atlantique afin de consolider la paix, la sécurité, la connectivité et la prospérité partagée dans cet espace stratégique.
Ouvrant les travaux de la 7ᵉ réunion ministérielle du PEAA, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a salué le rôle moteur du Maroc dans la création et le développement de ce cadre de concertation, lancé à Rabat en 2022. Elle a souligné que cette initiative constitue un mécanisme de coopération géostratégique pragmatique, destiné à promouvoir la paix, la stabilité et le développement partagé sur la façade atlantique africaine, a rapporté l’Agence de presse béninoise.
Mme Amori Brunet a mis en avant la spécificité du PEAA, qui favorise le rapprochement entre les différentes régions du continent tout en intégrant les pays de l’hinterland à la dynamique économique de la façade atlantique. Selon elle, cette approche s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), en facilitant l’intégration régionale et les échanges intra-africains.
Dans cette perspective, elle a plaidé pour une coordination accrue des dispositifs de sûreté et de sécurité maritimes, un renforcement du partage de renseignements, le développement de corridors logistiques verts, l’accélération de la digitalisation des procédures portuaires et douanières, ainsi que la promotion des énergies marines renouvelables.
Prenant la parole à son tour, le ministre gambien des Affaires étrangères, Sering Modou Njie, a estimé que les évolutions géopolitiques et économiques mondiales rendent plus que jamais nécessaire un approfondissement de la coopération régionale afin de renforcer la résilience du continent. Il a rappelé que l’océan Atlantique représente un espace stratégique doté d’importantes ressources maritimes, portuaires et énergétiques.
Il a également insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération en matière de sécurité maritime, de partage d’informations et de renforcement des capacités pour faire face à la piraterie, à la pêche illicite et aux autres formes de criminalité transnationale.
Pour sa part, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a identifié trois priorités majeures pour le Processus : la paix et la sécurité, le développement durable, ainsi que la coopération au service d’une prospérité partagée.
Soulignant que les États africains doivent être les principaux acteurs de leur propre développement et de leur sécurité, il a appelé le PEAA à produire des résultats tangibles au bénéfice des populations, notamment à travers le renforcement de la coopération portuaire, la conclusion d’accords douaniers et logistiques entre les États membres et la réduction des coûts du transport maritime entre les ports africains.
Au terme des échanges, les participants ont convenu que la réussite du Processus des États africains atlantiques dépendra de sa capacité à traduire les engagements politiques en initiatives concrètes, susceptibles de renforcer la sécurité, d’améliorer la connectivité, de promouvoir un développement durable et de favoriser une prospérité partagée au profit des populations africaines.
(AIP)
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