Abidjan, 14 juil 2026 (AIP) – Le président de la Cour d’arbitrage de Côte d’Ivoire (CACI), Yacouba Tall, a présenté la Cour d’arbitrage comme une alternative crédible, rapide et hautement sécurisée aux juridictions étatiques pour le règlement des litiges commerciaux, appelant les opérateurs économiques de l’espace UEMOA à recourir davantage à ce mécanisme afin de renforcer la sécurité des investissements dans la sous-région.
S’exprimant en marge du forum de la presse économique et internationale de l’Afrique de l’Ouest, tenu du 24 au 27 juin à Dakar, M. Tall a expliqué aux journalistes de l’espace communautaire que l’arbitrage constitue un pilier essentiel de l’amélioration du climat des affaires et de la protection des investissements.
« Quand on met son argent quelque part, on a besoin de sécurité. Et cette sécurité, c’est ce que la Cour d’arbitrage apporte à travers ses procédés », a-t-il déclaré.
Le président de la CACI a précisé que cette juridiction, créée par l’État de Côte d’Ivoire, s’inscrit dans le dispositif des juridictions commerciales sans se substituer à la justice étatique. Elle offre toutefois une voie de règlement des différends adaptée aux besoins des opérateurs économiques grâce à des procédures rapides, confidentielles et sécurisées.
Il a également souligné que les sentences arbitrales rendues par la Cour ont la même force juridique que les décisions des tribunaux étatiques, ce qui en fait un instrument fiable pour sécuriser les transactions et renforcer la confiance des investisseurs.
Reconnaissant que les centres d’arbitrage demeurent encore insuffisamment connus en Afrique, M. Tall a invité les entreprises de l’espace UEMOA à s’approprier davantage ce mode alternatif de règlement des litiges. Il a relevé qu’en Asie, notamment à Singapour, Shanghai et Pékin, les opérateurs économiques privilégient largement l’arbitrage pour le règlement de leurs différends commerciaux.
« Notre rôle est de faire connaître au maximum la Cour d’arbitrage de Côte d’Ivoire et d’Afrique aux opérateurs économiques. C’est leur affaire, c’est fait pour eux », a-t-il insisté.
Le président de la CACI a, en outre, assuré que les procédures arbitrales garantissent une justice impartiale et transparente.
« Je demande aux opérateurs économiques de faire confiance aux centres d’arbitrage de l’espace UEMOA parce que la justice y est rendue. Elle est juste et il n’y a pas de corruption. Les opérateurs économiques ont tout intérêt à venir vers nous », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que la procédure arbitrale repose sur un choix consensuel des arbitres par les parties en conflit, avant la désignation d’un troisième arbitre chargé de présider le tribunal arbitral, sous le contrôle d’un comité technique veillant au respect des procédures.
Le forum de la presse économique et internationale de l’Afrique de l’Ouest, organisé par la plateforme médias de l’ UEMOA, a réuni plus de 200 journalistes de l’espace communautaire autour des enjeux économiques et de l’intégration régionale.
(AIP)
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