San Pedro, 18 juil 2026 (AIP) – Le directeur régional de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, N’Guessan Koffi Michel, a appelé, lundi 13 juillet 2026 à San Pedro, au renforcement de la synergie d’action entre les différents services administratifs afin de rendre plus efficace la lutte contre la fraude et la commercialisation des pesticides non homologués.
M. N’Guessan a lancé cet appel lors de la conférence mensuelle des directeurs et chefs de services. Il a présenté les différentes catégories de pesticides, notamment les insecticides, les fongicides et les herbicides, tout en attirant l’attention sur la présence de produits non homologués sur le marché ainsi que sur les risques liés à leur utilisation abusive dans les productions agricoles.
Il a expliqué que les pesticides homologués en Côte d’Ivoire sont facilement identifiables grâce au code couleur figurant sur leurs étiquettes : le violet pour les insecticides, le vert pour les herbicides, le jaune pour les fongicides et le bleu pour les autres catégories. Il a également précisé que les étiquettes doivent être rédigées en français, la Côte d’Ivoire étant un pays francophone. Les utilisateurs sont ainsi invités à vérifier le numéro d’homologation, la date de péremption et les mentions réglementaires avant tout achat.
Le responsable régional a souligné que les analyses relatives à la composition chimique des pesticides relèvent exclusivement des services techniques compétents.
S’agissant des pesticides périmés, il a indiqué qu’une fiche de déclaration volontaire a été mise à la disposition des distributeurs et revendeurs. Ceux-ci sont tenus de déclarer ces produits, de les isoler et de les remettre aux services compétents afin qu’ils soient éliminés selon les procédures en vigueur. Il a déconseillé toute destruction dans la nature, susceptible de porter atteinte à l’environnement et à la santé publique.
Selon les données du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, la Côte d’Ivoire produit environ 35 millions de tonnes de produits agricoles par an, toutes spéculations confondues, dont une grande partie nécessite l’utilisation d’intrants, notamment les engrais et les pesticides.
Pour lutter contre l’utilisation abusive de ces intrants, plusieurs mesures sont mises en œuvre, notamment des opérations de contrôle conduites par le comité des pesticides, qui regroupe plusieurs administrations, notamment, les ministères en charge de l’Agriculture, du Commerce et de l’Industrie, les Eaux et Forêts, la Police nationale et la Gendarmerie.
M. N’Guessan a enfin annoncé que, dans le cadre de l’élaboration du troisième Programme national d’investissement agricole (PNIA 3), le ministère entend promouvoir la valorisation et le recyclage des déchets agricoles en intrants biologiques, afin de favoriser une agriculture plus durable.
(AIP)
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