Niakara, 04 nov 2025 (AIP) – En prélude à la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfant commémorée le 20 novembre, l’Agence ivoirienne de presse (AIP) a initié le lundi 3 novembre 2025, un échange avec des élèves du primaire et du premier cycle du secondaire de la ville de Niakara, dans le cadre du « mois bleu », une période consacrée à la promotion et à la défense des droits des enfants dans le monde.
Au cours de cette rencontre, les adolescents interrogés ont exprimé leur compréhension des droits fondamentaux reconnus à chaque enfant.
« Nous avons droit à l’éducation, à la santé et surtout à être protégés contre les violences », a déclaré Mariame Koné (12 ans), élève en cours moyen deuxième année (CM2) à l’École primaire publique (EPP) de Niakara 2, avant d’ajouter que « les enfants doivent aussi écouter leurs parents et bien travailler à l’école pour mériter la confiance des adultes ».
Pour sa part, Ismaël Coulibaly (14 ans), élève en classe de 5ᵉ dans un collège privé de Niakara, a souligné que le droit à un environnement sain et à la liberté d’expression demeure essentiel pour l’épanouissement de chaque enfant.
« Nous devons pouvoir dire ce que nous pensons, surtout quand cela peut aider à améliorer notre vie familiale, notre école ou notre quartier. Les adultes doivent nous écouter et prendre en compte nos avis quand cela est pertinent », a-t-il suggéré.
Les échanges ont également permis aux élèves d’insister sur l’importance de faire connaître leurs droits, mais aussi de mieux comprendre leurs devoirs envers la famille, l’école et la société.
Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989, à travers l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), la Journée mondiale de l’enfance rappelle aux États et aux communautés leurs engagements à garantir à chaque enfant un cadre de vie protecteur et épanouissant.
La célébration du mois bleu et de cette journée mondiale revêt une signification particulière dans un contexte marqué par des défis persistants : violences faites aux enfants, travail précoce, déscolarisation ou encore dégradation de l’environnement. En Côte d’Ivoire, ces initiatives contribuent à renforcer la culture du respect des droits de l’enfant et à encourager les actions en faveur de leur bien-être.
Pour mémoire, lors de la célébration de 2024, des enfants avaient symboliquement siégé à l’Assemblée nationale, à Abidjan, pour défendre le droit à l’identité. Ce plaidoyer avait conduit, un mois plus tard, à la prorogation du délai de déclaration tardive des naissances, une avancée majeure pour de nombreux enfants dépourvus d’acte de naissance.
(AIP)
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