Abidjan, 19 mai 2025 (AIP) – Un atelier international sur l’intégration de l’Histoire générale de l’Afrique (HGA) dans les systèmes éducatifs africains s’est ouvert lundi 19 mai 2025 à Abidjan.
Organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et son Bureau international de l’éducation (BIE), l’événement réunit jusqu’au vendredi 23 mai 2025 des délégations venues de plusieurs pays africains, des experts en éducation, des partenaires techniques et des représentants institutionnels, autour d’un enjeu commun : replacer l’Afrique au cœur de son propre récit historique.
Présidant la cérémonie d’ouverture, la ministre ivoirienne de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, a salué une initiative essentielle à la transformation des systèmes éducatifs africains.
« L’UNESCO, en lançant l’Histoire générale de l’Afrique, a offert une opportunité aux chercheurs africains de corriger les omissions de l’histoire universelle et de repositionner l’Afrique dans le récit de l’humanité », a-t-elle déclaré.
Pour la ministre, il est indispensable que les jeunes Africains « aient une connaissance approfondie de la culture, des valeurs et des contributions de l’Afrique à l’histoire mondiale », afin de « renforcer leur fierté identitaire » et de « rétablir la vérité dans leur esprit ».
Le représentant de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, Mame Omar Diop, a rappelé que ce travail scientifique colossal, lancé en 1964 et achevé en 1999, a mobilisé plus de 230 chercheurs sur huit volumes.
« Bien que traduite en plusieurs langues, l’Histoire générale de l’Afrique reste encore largement inaccessible au grand public. C’est pourquoi, en 2009, l’UNESCO a lancé le projet d’utilisation pédagogique de cette œuvre majeure pour en faire une base de manuels scolaires, de livres jeunesse et de contenus médiatiques », a-t-il souligné.
De son côté, Cécilia Barbieri, cheffe de l’unité Éducation au siège de l’UNESCO, a insisté sur la nécessité d’une approche globale.
« Il ne s’agit pas seulement d’enseigner une histoire réhabilitée, mais de transformer les curriculums, les pratiques pédagogiques et les représentations collectives, afin de construire une identité africaine forte et assumée », a-t-elle insisté.
L’atelier d’Abidjan s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui vise à bâtir une Afrique éduquée, souveraine, inclusive et profondément ancrée dans la connaissance de son passé.
(AIP)
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