Abidjan 16 mai 2024 (AIP)- Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara a annoncé jeudi 16 mai 2024, à Abidjan, l’introduction des contrôles continus dans les neuf universités publiques afin de rehausser le niveau des apprenants.
Intervenant sur le thème « La formation supérieure en Côte d’Ivoire : enjeux, défis et perspectives », lors d’une conférence au Salon africain de la formation et de l’orientation (SAFOR), le ministre Adama Diawara a détaillé les mesures prises par le gouvernement pour améliorer l’enseignement supérieur.
« Le contrôle continu comprendra des interrogations écrites pendant les travaux dirigés, qui compteront pour 10% de la moyenne finale, les devoirs de fin de semaine (30%) et l’examen de fin de semestre (60%), en plus des mécanismes tels que la moyenne pondérée », a-t-il expliqué.
Parmi les mesures arrêtées, il est prévu que les nouveaux bacheliers participent à des cours de mise à niveau sur une durée d’un mois pour faciliter leur intégration dans les filières choisies.
Le développement du tutorat, la réforme du Brevet de technicien supérieur (BTS) pour supprimer les filières non porteuses d’emploi et améliorer les autres, ainsi que l’intégration de la formation continue en adéquation avec le marché de l’emploi figurent parmi ces mesures.
De plus, un socle commun de compétences sera imposé, incluant l’anglais, l’informatique et l’entrepreneuriat.
« L’émergence d’une nation repose sur un système éducatif solide, intégrant l’éducation et la formation. Ces réformes visent à mieux aligner la formation avec les besoins du marché de l’emploi et à éviter la fuite des cerveaux », a souligné le ministre.
Le ministre a également exhorté les futurs bacheliers à choisir leurs filières en fonction de leurs aptitudes et à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Le SAFOR, qui se tient du 16 au 18 mai 2024 à l’hôtel Sofitel Ivoire, vise à créer une plateforme de rencontre pour tous les acteurs du monde éducatif ivoirien et africain.
Il a pour objectif de promouvoir les écoles africaines comme premier choix pour les étudiants africains et de favoriser la mobilité interafricaine dans les formations, selon le commissaire général du Salon, Stéphane B. Datcha.
(AIP)
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