Adiaké, 10 oct 2026 (AIP) – L’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD) a organisé, vendredi 9 octobre 2026, à la mairie d’Adiaké, un séminaire délocalisé sur la gouvernance foncière urbaine et rurale, en présence des autorités administratives, des chefs traditionnels, des élus et des cadres du département.
Cette rencontre visait à recueillir les préoccupations des acteurs locaux et à formuler des propositions susceptibles de contribuer à la prévention des conflits fonciers.
Le secrétaire général de l’ASCAD, Pr Augustin Anassé, a remercié les participants avant de préciser les objectifs de cette initiative. « L’ASCAD ne vient pas à vous avec des certitudes. Nous venons, par contre, créer un espace de parole partagée », a-t-il déclaré, appelant les intervenants à la franchise dans les échanges.
La qualité des débats déterminera, selon lui, la pertinence des propositions que l’Académie soumettra aux pouvoirs publics en vue de promouvoir une trêve foncière durable.
Les travaux ont été organisés autour de deux panels consacrés respectivement à la gouvernance foncière urbaine et à la gouvernance foncière rurale.
Les échanges ont porté sur les règles, les institutions et les pratiques encadrant l’attribution, l’acquisition, la gestion et la sécurisation des terres, ainsi que sur les mécanismes de prévention des conflits et de protection des droits fonciers.
Concernant le foncier urbain, les panélistes ont notamment évoqué la gestion des lotissements, l’attribution et la vente des terrains, la délivrance des documents administratifs relatifs aux droits fonciers ainsi que l’occupation anarchique des espaces.
En milieu rural, les discussions ont porté sur l’accès aux terres agricoles, la reconnaissance des droits fonciers coutumiers, la délimitation des territoires villageois et la sécurisation des terres exploitées par les agriculteurs.
Les intervenants ont également relevé plusieurs difficultés liées à la gestion foncière. En milieu urbain, il s’agit notamment des ventes multiples d’un même terrain et des litiges entre acquéreurs, propriétaires et détenteurs de droits coutumiers.
En milieu rural, les conflits entre agriculteurs et éleveurs, les différends entre communautés ou familles, les contestations des limites villageoises ainsi que les tensions liées à la transmission et à l’exploitation des terres figurent parmi les principales préoccupations soulevées.
Les exposés ont été suivis d’un échange avec les participants, qui ont posé des questions aux panélistes afin d’obtenir des éclaircissements sur les différentes problématiques abordées.
Le président de l’ASCAD, Pr Aké Ngbo, présent à la rencontre, a remercié les autorités préfectorales et coutumières pour leur participation, ainsi que les membres des deux panels pour leurs contributions aux travaux.
(AIP)
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