Abidjan, 11 juil 2025 (AIP) – Une centaine d’apprenantes et apprenants du projet Alphabétisation dans la zone d’Abidjan Sud (AZAS) a reçu, jeudi 10 juillet 2025, leurs attestations de participation lors d’une cérémonie, organisée par la Fédération ivoirienne des associations et clubs pour l’UNESCO (FIACU) au groupe scolaire SICOGI-Est, à Abidjan-Marcory.
La cérémonie s’est déroulée en présence de directrice de la coordination et du suivi des programmes d’alphabétisation (DCSPA), Yvette Kouassy.
Porté par la FIACU avec le soutien de la communauté libanaise en Côte d’Ivoire, ce projet pilote a permis à près de 100 femmes et hommes, âgés de 18 à 60 ans, d’acquérir des compétences de base en lecture, écriture et calcul, sur une période de six mois. Trois centres d’alphabétisation ont été mobilisés à Marcory, dont un de niveau 2.
« Aujourd’hui, vous recevez bien plus qu’une attestation : c’est un symbole de votre détermination et de votre courage. Ce que vous avez accompli est une clé pour mieux gérer vos affaires, accompagner vos enfants, et participer activement à la vie citoyenne. L’alphabétisation, c’est un chemin de vie », a déclaré Yvette Kouassy.
L’alphabétisation, bien plus qu’un apprentissage, devient ainsi un outil de dignité, d’autonomisation et de cohésion sociale. Une lumière contre l’obscurantisme, à faire briller durablement dans tous les quartiers du pays, a poursuivi Mme Kouassy .
Elle a en outre annoncé que l’État ivoirien s’apprête à délivrer des certificats officiels d’alphabétisation, à la suite d’évaluations pilotes dans plusieurs directions régionales.

Le président de la FIACU, Any Bertin, a salué la mobilisation des apprenants, des encadreurs et des partenaires.
« Ce que vous venez d’accomplir est une rupture avec l’ignorance. Grâce à vous, l’obscurité recule. Continuez d’apprendre, de vous former, pour contribuer au développement de vos communautés », a-t-il encouragé, appelant à la poursuite du partenariat avec la communauté libanaise jusqu’au cinquantenaire de la FIACU prévu en novembre.
Pour M. Issam Kachakech, représentant du parrain Dakhlallah Mohamad, cette initiative traduit « un engagement humaniste à rendre le savoir accessible à tous, sans distinction d’origine, de genre ou de statut social. » Il a renouvelé le soutien de la communauté libanaise à ce programme « qui renforce le lien social et l’autonomie des bénéficiaires. »
Témoignant avec émotion, Camara Férima, une apprenante de 35 ans, s’est dite fière de pouvoir désormais lire, écrire et utiliser son téléphone seule. « Avant, j’avais honte de demander à quelqu’un de m’expliquer un message. Aujourd’hui, je peux lire moi-même. J’ai fait à l’origine l’école arabe ».
Le projet AZAS est destiné à être élargi à d’autres quartiers d’Abidjan Sud (Treichville, Koumassi, Port-Bouët), avec un accent mis sur les femmes.
Le taux d’analphabétisme en Côte d’Ivoire est estimé à 47 %, tandis que 53 % de la population est alphabétisée, selon les données disponibles.
(AIP)
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