Abidjan, 27 août 2025 (AIP) –Des communicants institutionnels et des journalistes se sont donné rendez-vous, mardi 26 août 2025 à Abidjan, dans le cadre d’un atelier de formation consacré à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Pendant quatre jours, les participants seront initiés aux subtilités juridiques, économiques et institutionnelles de ce vaste marché, avec l’objectif de mieux communiquer pour permettre à la Côte d’Ivoire et à ses acteurs économiques de tirer pleinement profit de cette dynamique continentale.
Organisée par le ministère de l’Économie, du Plan et du Développement, en partenariat avec la Coopération allemande (GIZ), la session se tient sous le thème « Les enjeux stratégiques de la communication institutionnelle pour la promotion de la ZLECAF ». Elle s’adresse à des acteurs clés de l’information que sont les communicants publics, attachés de presse, responsables institutionnels et journalistes, appelés à vulgariser auprès des populations et des entreprises les opportunités de la ZLECAF.
L’un des principaux défis de l’accord est de dépasser le cadre institutionnel pour toucher concrètement les entrepreneurs, les opérateurs économiques et les citoyens. C’est dans cette perspective que l’atelier met l’accent sur l’adaptation des messages, afin de les rendre compréhensibles, accessibles et mobilisateurs.
« Il ne s’agit pas seulement de présenter la ZLECAF comme un projet continental ambitieux. Nous devons l’incarner, en expliquer les implications, et démontrer aux acteurs économiques ivoiriens ce qu’ils peuvent y gagner », a indiqué un formateur lors de la cérémonie d’ouverture.
Durant la session, les participants abordent des modules variés : les fondamentaux de la ZLECAF, ses protocoles, ses défis économiques, les outils opérationnels et fonds d’appui, l’état de mise en œuvre en Côte d’Ivoire, ainsi que la communication institutionnelle, l’intégration du genre et de la jeunesse, et l’utilisation des médias numériques pour mobiliser et sensibiliser.
Représentant le ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, le Dr Yéo Nahoua a rappelé la portée historique de l’accord. « La ZLECAF constitue aujourd’hui le plus vaste espace économique intégré au monde en nombre de pays, avec plus de 1,3 milliard de consommateurs et un produit intérieur brut cumulé de plus de 3 000 milliards de dollars », a-t-il souligné.
Selon lui, les perspectives économiques sont prometteuses. En 2024, la croissance en Afrique était estimée à 3,8 % et devrait atteindre 4,1 % en 2025, dépassant la moyenne mondiale. Pour la Côte d’Ivoire, qui enregistre déjà l’un des taux de croissance les plus élevés du continent, la ZLECAF représente une chance unique d’accroître la compétitivité de ses entreprises, diversifier ses marchés, accélérer l’industrialisation et promouvoir la transformation locale des matières premières.
Dr Yéo Nahoua a également salué l’approche inclusive de la coopération allemande (GIZ), partenaire technique de l’atelier, qui accorde une place particulière aux protocoles en faveur des femmes et des jeunes. « Ces catégories constituent des forces vives de l’économie africaine. Les intégrer pleinement dans la dynamique de la ZLECAF, c’est assurer un développement durable et partagé », a-t-il ajouté.
Le directeur général de l’Économie, Sansan Hien, a quant à lui insisté sur l’importance de transformer cette formation en actions pratiques. « Les participants doivent repartir avec une feuille de route claire, incluant des plans de communication opérationnels et la consolidation d’un réseau national de communicants engagés. La ZLECAF ne doit pas rester un concept abstrait mais devenir une réalité tangible sur le terrain », a-t-il affirmé.
Il a également exprimé la gratitude du gouvernement ivoirien à la GIZ pour son appui constant dans le renforcement des capacités, notamment dans le domaine économique et institutionnel.
La ZLECAF est entrée en vigueur en 2019, et les échanges commerciaux ont débuté en janvier 2021. Adopté par 54 des 55 États africains, cet accord ambitionne de créer un marché unique facilitant la libre circulation des biens, des services et des capitaux. À terme, il vise la transformation structurelle des économies africaines, en réduisant leur dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs et en stimulant les échanges intra-africains, actuellement limités à environ 16 % du commerce total du continent.
En Côte d’Ivoire, le Comité national de la ZLECAF, représenté à la cérémonie d’ouverture, est chargé de promouvoir, coordonner et suivre la mise en œuvre de l’accord.
À travers cet atelier, communicants et journalistes ivoiriens sont appelés à devenir de véritables ambassadeurs de la ZLECAF, capables de vulgariser son fonctionnement et ses bénéfices. Leur mission sera de transformer un projet continental ambitieux en une réalité concrète et porteuse de croissance pour les populations et les entreprises.
(AIP)
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