Abidjan, 14 déc. 2025 (AIP) – Un colloque consacré à l’héritage matériel de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2023) a réuni plusieurs experts du monde du sport, vendredi 12 décembre 2025, dans le cadre du programme du Contrat de désendettement et de développement (C2D) Éducation-Formation, à l’initiative de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), en partenariat avec le Centre de droit et d’économie du sport (CDES de Limoges).
Placée sous le thème « L’héritage matériel de la CAN 2023 : quelle exploitation économique des nouveaux stades construits pour l’événement ? », la rencontre a mobilisé des experts nationaux et internationaux, des décideurs publics, des opérateurs économiques, des universitaires, ainsi que des acteurs du mouvement sportif.
Les différentes interventions ont permis de décrypter la politique d’héritage de la CAN 2023 menée par l’Office national des sports (ONS), d’analyser les modèles de gestion et de maintenance des grandes infrastructures sportives, d’explorer le potentiel économique, territorial et communautaire des nouveaux stades, ainsi que d’examiner la pertinence des partenariats public-privé (PPP) en tant que leviers d’optimisation et de rentabilité.
Le directeur général de l’ONS, Ousmane Gbané, a précisé que les infrastructures concernées comprennent des hôtels, six stades d’envergure internationale, vingt terrains d’entraînement et quatre stades de compétition nationale.
Parmi ces infrastructures figure le plus grand et le plus emblématique d’entre eux, le Stade olympique Alassane Ouattara, d’une capacité de 60 000 places, suivi du Stade de la Paix de Bouaké, qui compte environ 40 000 places, et du stade Félix Houphouët-Boigny, véritable doyen des stades ivoiriens, offrant 27 000 places. Les stades de Yamoussoukro, San Pedro et Korhogo disposent quant à eux de 20 000 places chacun.
Il a relevé qu’à l’issue de la CAN, et au regard des expériences observées dans d’autres pays, il est apparu indispensable de réfléchir sans délai aux modalités de maintenance et de gestion durable de ces infrastructures.
M. Gbané a par ailleurs souligné que les infrastructures sportives doivent préserver et renforcer leur compétitivité à travers une appropriation partagée entre les services publics, le secteur privé, le mouvement associatif et l’ensemble des parties prenantes.

Les recommandations issues des échanges viendront alimenter les travaux de l’École supérieure de management du sport, appelée à devenir une référence régionale en matière de formation, d’innovation et de gouvernance sportive.
Les experts ont unanimement rappelé qu’une anticipation insuffisante conduit à l’abandon ou à la sous-exploitation de la majorité des infrastructures sportives issues des grands événements internationaux, dont près de 86 % se dégradent faute d’entretien et de réappropriation durable.
(AIP)
Fk/bsp/haa

