Niakara, 22 juil 2025 (AIP) – Deux enquêtes publiques ont été officiellement ouvertes, mardi 22 juillet 2025, dans le département de Niakara (Centre-nord, région du Hambol), dans le cadre de projets d’exploitation semi-industrielle d’or portés par les sociétés Nan Xin Minière SARL et Ylanis Goldmines, a constaté l’AIP sur place.
Les zones concernées couvrent une superficie totale de 144,83 hectares, répartie entre 98,30 ha à Niangbo, localité relevant de la sous-préfecture d’Arikokaha, et 46,53 ha à Folofonkaha, village de la sous-préfecture de Niakara.
La cérémonie d’ouverture, tenue à la préfecture de Niakara, a été marquée par la présentation publique des rapports d’Étude d’impact environnemental et social approfondie (EIESA) réalisés par deux cabinets privés mandatés par les entreprises minières. En présence du représentant de l’Agence nationale de l’environnement (ANDE), René Kabran, des élus locaux et du corps préfectoral conduit par le préfet de Niakara, Maténin Ouattara, les parties prenantes ont été invitées à s’exprimer librement sur les projets.
« Il est impératif que les populations concernées et les structures techniques de l’État participent activement à cette phase cruciale du processus », a exhorté le préfet Maténin Ouattara, insistant sur l’importance de la concertation inclusive pour garantir la viabilité sociale et environnementale des projets miniers.
L’administrateur civil a insisté quant au respect des engagements des parties prenantes à ces deux projets miniers.
À cette occasion, deux commissaires enquêteurs ont été publiquement présentés. Ces fonctionnaires, basés dans les locaux des sous-préfectures de Niakara et d’Arikokaha, sont chargés de recueillir, pendant 10 jours ouvrés, soit du mardi 22 juillet au lundi 04 août 2025, les avis et observations des populations locales.
L’EIESA constitue un outil fondamental d’aide à la décision pour l’administration publique. Elle permet d’évaluer les impacts négatifs et positifs du projet sur l’environnement, de proposer des mesures de mitigation ou de valorisation, tout en assurant l’information et l’implication des populations conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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