Abidjan, 12 juin 2026 (AIP)– La Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), à travers sa Direction de la prévention et de la promotion de la santé et de la sécurité au travail, a mis l’accent sur l’importance du dépistage précoce et du respect des mesures médicales de prévention contre l’hypertension artérielle (HTA), jeudi 11 juin 2026 à Treichville, lors de la Journée de la prévention du travailleur indépendant.
S’adressant à des couturiers, coiffeurs, techniciens de froid et autres artisans, le médecin préventeur de la CNPS, Dr Carine N’Guessan, a alerté sur les dangers de cette maladie cardiovasculaire souvent asymptomatique, mais susceptible d’entraîner des complications graves telles que l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’insuffisance cardiaque ou le décès.
« L’hypertension artérielle est un tueur silencieux. De nombreuses personnes vivent avec cette maladie sans le savoir jusqu’à la survenue d’une complication », a-t-elle expliqué, invitant les travailleurs à surveiller régulièrement leur tension artérielle.
Selon la spécialiste, une pression artérielle normale est inférieure à 120/80 mmHg. Les valeurs comprises entre 120/80 et 139/89 mmHg correspondent à une phase de pré-hypertension nécessitant des changements de mode de vie, tandis qu’une tension égale ou supérieure à 140/90 mmHg traduit une hypertension avérée. Elle a rappelé que le diagnostic doit être confirmé par plusieurs mesures effectuées sur deux ou trois jours avant toute prise en charge médicale.
Pour améliorer le dépistage, Dr N’Guessan a recommandé à chaque adulte de contrôler sa tension au moins une fois par mois à l’aide d’un tensiomètre électronique ou lors d’une consultation médicale. Elle a également exhorté la population à consulter rapidement en cas de maux de tête persistants, vertiges, troubles visuels, fatigue inhabituelle, palpitations ou saignements de nez.
La praticienne a particulièrement attiré l’attention sur les travailleurs indépendants du secteur artisanal, exposés à plusieurs facteurs de risque tels que le stress professionnel, la sédentarité, le manque de sommeil et la consommation excessive de café ou de boissons énergisantes.
Face à ces risques, elle a préconisé plusieurs mesures préventives : réduire significativement la consommation de sel, éviter l’association du sel de table et des bouillons alimentaires, boire au moins deux litres d’eau par jour, dormir entre sept et huit heures par nuit, privilégier une alimentation riche en fruits et légumes et pratiquer des techniques de gestion du stress.
Le médecin a par ailleurs rappelé les principaux signes d’alerte de l’AVC, notamment la déformation du visage, la paralysie d’un bras et les difficultés d’élocution. En présence de ces symptômes, elle a insisté sur la nécessité d’une prise en charge médicale urgente, excluant toute forme d’automédication.
Cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans les actions de prévention menées par la CNPS en faveur des travailleurs indépendants afin de réduire l’impact des maladies non transmissibles et de promouvoir une meilleure santé au travail.
(AIP)
sdaf/zaar

