Marrakech, 04 mai 2025 (AIP) – Le député Manju Nestus Fru, membre de l’Assemblée nationale du Cameroun, a souligné samedi 03 mai 2025, à Marrakech, la nécessité pour les parlements africains d’être pleinement impliqués dans le processus de ratification et de suivi des accords économiques signés par les États, afin d’en garantir les retombées positives pour les populations.
Il s’exprimait dans le cadre de la coopération économique en Afrique, lors de la troisième édition du Forum des jeunes parlementaires socialistes et socio-démocrates, qui a débuté vendredi 02 mai au Maroc.
« Chaque pays qui signe un accord économique doit le soumettre à son Parlement pour ratification. Il est essentiel que les députés puissent analyser l’importance de ces accords pour l’économie nationale et pour les populations qu’ils représentent », a déclaré M. Fru.
Il a déploré que, dans certains cas, les parlementaires soient mis à l’écart des processus de négociation et d’implémentation des accords. À titre d’exemple, il a cité l’accord signé par plusieurs chefs d’État africains le 12 janvier 2025, visant à accroître la production alimentaire sur le continent d’ici 2035.
« Les députés ont dû se battre pour être impliqués dans le suivi de cet engagement, alors même que c’est nous qui votons les budgets et donnons les moyens à l’exécutif pour agir », a-t-il expliqué.
Le parlementaire camerounais a insisté sur l’importance de l’évaluation régulière des politiques publiques et des engagements internationaux, rappelant le rôle central du pouvoir législatif dans la veille citoyenne et démocratique. « Il faut que les députés soient informés dès le début, pendant et après la mise en œuvre des accords, pour en assurer une évaluation efficace », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la pertinence de créer un nouveau réseau parlementaire pour renforcer cette mission, M. Fru a suggéré plutôt la formation de groupes de travail restreints au sein des réseaux existants. « Ce sont ces groupes qui doivent porter une réflexion approfondie, produire des recommandations concrètes, assorties d’indicateurs clairs, afin d’évaluer l’impact réel des actions sur le terrain », a-t-il conclu.
(AIP)
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