Abidjan, 4 août 2025 (AIP) – L’Organisation des Nations Unies (ONU) a alerté lundi 4 août 2025, sur une crise humanitaire aggravée par une famine persistante et une aide insuffisante à Gaza.
Alors que la famine s’aggrave à Gaza, le témoignage poignant de Manar, employée de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), illustre l’ampleur d’une crise humanitaire sans précédent. « Nos enfants pleurent parce qu’ils ont faim », confie-t-elle, décrivant des nuits le ventre vide, l’eau rare et une peur permanente.
La population, épuisée par des mois de conflit, vit dans des conditions extrêmes. « Nous marchons pendant des heures sous la chaleur pour trouver de la nourriture, sans transports, sans sécurité », témoigne Manar. L’accès à l’eau potable, aux médicaments et à l’alimentation est dramatiquement limité.
Le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, confirme la gravité de la situation. « Les autorités israéliennes affament les civils, dont un million d’enfants », a-t-il dénoncé sur X, évoquant des messages SOS quotidiens reçus de Gaza. Il alerte également sur l’état de santé des humanitaires : certains s’évanouissent de faim en pleine mission.
En réponse, plusieurs pays – dont la France, le Royaume-Uni, la Jordanie et les Émirats – ont procédé à des largages aériens d’aide. L’Allemagne annonce un pont humanitaire avec la Jordanie. Toutefois, les agences plaident pour l’acheminement terrestre de l’aide : 6.000 camions restent bloqués aux portes de Gaza, faute d’autorisation.
Dans ce contexte, le Hamas conditionne l’accès humanitaire aux otages israéliens à l’ouverture de corridors permanents pour la population gazaouie. Le Premier ministre israélien a sollicité l’aide du Comité international de la croix-rouge (CICR), mais les négociations piétinent.
(AIP)
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