Abidjan, 22 nov 2025 (AIP) – Vingt-six jeunes chercheurs africains francophones ont renforcé leurs compétences en conception d’enquêtes, en méthodologie de recherche et en analyse avancée des données, à l’issue de l’édition 2025 de l’école d’été et de l’atelier thématique d’Afrobarometer, tenus du 3 au 21 novembre à Cotonou, au Bénin.
Dispensée en français et en anglais, cette formation annuelle vise à combler le déficit de compétences quantitatives en Afrique en dotant les jeunes chercheurs d’outils rigoureux d’interprétation des données probantes, rapporte un communiqué de l’institution.
Les participants ont été initiés aux modèles de régression linéaire multiple et logistique, ainsi qu’à l’application de méthodes quantitatives à des thématiques clés telles que la démocratie, la gouvernance, le changement climatique, le genre, la migration, le commerce et l’accès aux soins de santé.
Pour la participante Eteke Ngoungou Yolande, économiste et doctorante à l’Université de Yaoundé II, cette formation représente « une étape importante » dans son parcours de chercheure.
« De retour au pays, je compte jouer un rôle actif pour faire connaître Afrobarometer dans les milieux scientifiques », a-t-elle assuré.
Toavina Rafidimanana, responsable des données à COEF-Ressources et coordinateur national d’Afrobarometer à Madagascar, a salué « une opportunité académique décisive » qui lui permettra de perfectionner l’analyse et l’interprétation des résultats d’enquêtes. Farmata Diarra, spécialiste en économie sociale et solidaire, a pour sa part souligné l’importance de produire des données factuelles pour éclairer le développement.
Afrobarometer est engagée dans la collecte de données et l’analyses sur les opinions des Africains. Avec plus de 400 000 entretiens réalisés dans 45 pays, couvrant 75 % de la population africaine, ses données alimentent des indices internationaux tels que l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine, les Indicateurs mondiaux de gouvernance de la Banque mondiale ou le Baromètre mondial de la corruption.
Entièrement accessibles au public, elles peuvent être analysées gratuitement grâce à l’outil en ligne d’Afrobarometer, note-on.
(AIP)
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