Daloa, 24 juin 2026 (AIP) – Le directeur régional de la Culture et de la Francophonie du Haut-Sassandra, Breugré D. François, a dénoncé mardi 23 juin 2026 le retard des fonctionnaires et la lenteur administrative, estimant que ces pratiques, devenues chroniques, sont incompatibles avec l’image du « fonctionnaire nouveau, ami du citoyen » promue par les autorités.
M. Beugré, qui intervenait à l’ouverture de la 4e édition régionale des « Journées nationales du service public », a illustré son propos par le démarrage même de la cérémonie, prévue à 09 h mais entamée après 10 h 30, soit plus d’une heure et demie de retard.
Il a rejeté l’argument de « l’heure africaine » souvent invoqué pour justifier ces retards qu’il trouve nuisibles au bon fonctionnement de l’administration et, au-delà, de la société ivoirienne dans son ensemble.
« En ma qualité d’homme de culture, je suis peiné d’entendre dire que c’est l’heure africaine », a-t-il déclaré.
Pour lui, la référence à « l’heure africaine » ne résiste pas à l’observation des habitudes des chefs traditionnels, représentant cette coutume. « Chacun a pu observer ici même que nos chefs traditionnels sont toujours en avance aux réunions », a-t-il affirmé.
La conférence inaugurale de la 4ème édition régionale des « Journées nationales du service public » à Daloa portait sur le thème « Fonctionnaire nouveau, ami du citoyen ».
La directrice régionale de la fonction publique, Eliane Kouakou, épouse Gbané, a expliqué que ce thème invite à « renforcer la proximité, l’écoute, l’efficacité et la transparence » des fonctionnaires et agents de l’Etat dans leurs relations avec les usagers.
Tout en reconnaissant les efforts accomplis par la Fonction publique ivoirienne, M. Beugré a estimé que des défis restaient à relever pour satisfaire pleinement le l’usager, désormais considéré comme un client de l’administration publique.
La culture du retard figure en bonne place parmi les défis qui freinent l’efficacité de l’administration ainsi que ses efforts de rapprochement avec les citoyens.
« Il est bien de moderniser, de faire des réformes, mais tant que la mentalité ne changera pas, ce sera toujours compliqué », a-t-il ajouté.
(AIP)
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