Abidjan, 09 avr 2026(AIP) – Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a déclaré jeudi 9 avril 2026 que « la page de la crise du cacao est tournée avec la gestion des stocks résiduels », à l’occasion d’une conférence de presse tenue au 23e étage de l’immeuble de la Caistab, à Abidjan Plateau.
Intervenant lors de cette rencontre animée par le vice-président de l’Organisation interprofessionnelle agricole café-cacao (OIA Café-Cacao), Obed Blondé Doua, le ministre a précisé que cette crise dépasse le cadre national. « La crise n’est pas ivoirienne à la base. Elle est mondiale », a-t-il souligné, évoquant la forte volatilité des cours internationaux.
Selon lui, les prix ont connu une chute importante, passant de 8 000 à 1 700 FCFA, rendant nécessaire un ajustement. Il a toutefois rappelé que le prix de 1 200 FCFA fixé pour la campagne intermédiaire reste « l’un des meilleurs pratiqués depuis les années 2000 », saluant à cet effet la décision du président Alassane Ouattara.
Présentant l’exposé liminaire au nom du président de l’OIA Café-Cacao, Siaka Diakité, Obed Blondé Doua a indiqué que la crise a été marquée par l’accumulation de 102 000 tonnes de cacao non écoulées, réparties entre 1 430 coopératives, avec de lourdes conséquences pour les producteurs.
Il a salué les mesures prises par l’État, notamment l’annulation de quotas attribués à certaines entreprises, dont SITAPA (29 360 tonnes) et TRANSCAO (15 000 tonnes), afin de privilégier les acteurs directement impactés.
Dans cette dynamique, un quota complémentaire de 23 830 tonnes a été réattribué à l’OIA Café-Cacao par le Conseil du Café-Cacao, le 8 avril 2026. Ce volume constitue, selon M. Doua, « la dernière phase opérationnelle » du processus de déstockage.
« L’exécution de ce quota marquera la clôture de la gestion des stocks résiduels », a-t-il affirmé, précisant que cette décision stratégique vise à recentrer les efforts sur les producteurs et leurs coopératives.
Pour les autorités, l’achèvement de cette opération consacre ainsi la sortie progressive de la crise et ouvre la voie à une stabilisation durable de la filière cacao en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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