Bouaké, 27 oct 2024 (AIP)- Le département d’histoire de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké a lancé, vendredi 25 octobre 2024, un cycle de conférences mensuelles au campus 2. La première conférence, organisée par Pr Essoh Rose, a porté sur le thème « La question sécuritaire en Côte d’Ivoire précoloniale ».
Deux communications ont été présentées au cours de cette conférence inaugurale. La première, sur le thème « Culture militaire et stratégie chez les Sénoufos de Côte d’Ivoire (1745-1894) », et la seconde, intitulée « Transfert de l’Etat-Major des troupes coloniales de Grand-Lahou à Abidjan : coûts et enjeux stratégiques (1906-1910) ».
Les organisateurs ont expliqué que ce projet de conférences mensuelles est une initiative des enseignants-chercheurs du département d’histoire de l’UAO, visant à stimuler l’activité scientifique du département à travers des échanges autour de thèmes variés.
« C’est l’occasion de susciter le débat scientifique entre historiens, mais également avec des collègues enseignants-chercheurs d’autres disciplines, pour contribuer à la production de savoirs scientifiques », a précisé le Dr Rose de Lima Essoh.
Dans sa présentation, Dr Siaka Traoré a abordé le thème « Transfert de l’État-Major des troupes coloniales de Grand-Lahou à Abidjan : coûts et enjeux stratégiques (1906-1910) », soulignant son lien avec l’histoire militaire de la Côte d’Ivoire. Selon lui, cette exploration historique permet à l’armée de mieux comprendre son passé pour s’orienter dans le présent et l’avenir.
Il a rappelé que le transfert de l’État-Major des troupes coloniales entre Grand-Lahou et Abidjan se faisait par le fleuve Bandama, mais que la construction du chemin de fer en 1904 a motivé la délocalisation vers Abidjan pour des raisons d’économie et de gain de temps.
Le conférencier Yalamoussa Coulibaly, intervenant sur « Culture militaire et stratégie militaire en pays sénoufo », a expliqué qu’en 1894, un détachement de guerriers sénoufos a infligé une défaite aux troupes de Samori Touré dans le village de Sordi. Cette victoire a surpris, car les Sénoufos étaient considérés comme un peuple pacifiste, peu aguerri dans l’usage des armes.
(AIP)
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