Tafiré, 23 nov 2025 (AIP)–Le conseil municipal de Tafiré, réuni pour sa 3ᵉ et dernière session ordinaire de l’année 2025, le samedi 22 novembre, a unanimement décidé du maintien intégral du taux d’imposition des activités commerciales pour l’exercice 2026.
Cette mesure, adoptée sous la présidence du maire Coulibaly Sounkalo, en présence du sous-préfet de Badikaha, Siriki Koné, assurant l’intérim de son homologue de Tafiré, tient compte des difficultés économiques au sein des ménages et opérateurs locaux.
Selon les délibérations des 21 conseillers, toutes les taxes municipales – notamment les taxes journalières sur les marchés et les redevances mensuelles liées aux magasins municipaux – resteront inchangées en 2026.
Toutefois, le conseil municipal entend intensifier ses actions contre l’incivisme fiscal observé dans le secteur du transport des personnes, des biens et marchandises.
Les conseillers ont relevé la réticence persistante de certains opérateurs – propriétaires de camions, de minicars assurant le transport interurbain et d’engins à trois roues exerçant des activités commerciales – à s’acquitter des taxes légales dues à la collectivité.
« Ces activités génèrent des revenus, mais leurs promoteurs refusent de s’acquitter des taxes municipales », a déploré le maire, rappelant que cette situation prive la commune de ressources essentielles à la mise en œuvre de projets structurants.
Le conseil municipal s’est également penché sur la question de l’Occupation du domaine public (ODP). Un recensement exhaustif des installations situées en bordure de route a été réalisé dans l’optique d’une régulation stricte.
Le maire a expliqué que ces espaces, propriétés de l’État, doivent rester disponibles pour l’installation de réseaux stratégiques tels que l’électricité, l’eau, l’internet ou encore les télécommunications.
L’exploitation de ces zones publiques, bien que temporaire, reste soumise au paiement d’une taxe communale. « Nous avons relevé toutes les dimensions des occupations. Un travail sera engagé pour que les concernés s’acquittent des montants dus, afin de permettre à la mairie de disposer de ressources financières nécessaires à la réalisation de projets bénéfiques à tous », a indiqué le premier magistrat de la commune.
Le maire Coulibaly Sounkalo a par ailleurs rappelé que le civisme fiscal constitue un levier indispensable au développement d’une collectivité. Le respect des obligations fiscales locales, a-t-il souligné, conditionne la capacité d’une mairie à financer les infrastructures sociales de base, à améliorer les services publics et à soutenir la croissance économique locale.
À l’échelle nationale, l’élargissement de l’assiette fiscale demeure un pilier de la consolidation budgétaire de l’État et du financement durable des politiques publiques.
(AIP)
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