Abidjan, 05 sept 2025 (AIP) – Le directeur général du Port autonome d’Abidjan (PAA), Yacouba Hien Sié, a affirmé le vendredi 5 septembre 2025 à Abidjan, que la priorité actuelle de l’autorité portuaire est de préserver ses réserves foncières afin de garantir le développement futur de la plateforme.
« Il s’agit de faire en sorte d’être plus ingénieux que les autres en réservant des espaces pour l’avenir du Port. C’est vrai, on aimerait voir des maisons partout mais, contrairement aux zones d’habitation que l’on peut déplacer, le Port, lui, ne peut être déplacé ailleurs. Notre intérêt premier est donc de protéger ces réserves foncières », a-t-il déclaré.
Lors d’une conférence de presse visant à annoncer la célébration des 75 ans du PAA prévue du 11 au 12 septembre, Hien Sié a souligné que l’un des défis majeurs demeure sa décongestion. Il a regretté le fait que dans de nombreux pays africains, le développement portuaire n’ait pas été anticipé, ce qui a conduit à l’empiètement des villes sur les espaces portuaires.
Selon lui, l’absence de terrains disponibles dans l’enceinte portuaire contraint certaines industries à s’installer au PK24, une zone éloignée, entraînant des coûts logistiques plus élevés. « Normalement, dans les zones portuaires et péri-portuaires, il devrait y avoir des espaces pour accueillir les industries et favoriser la création d’entreprises », a-t-il expliqué.
Le directeur général du PAA a indiqué que des discussions sont en cours avec le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme concernant l’aménagement et la protection des réserves foncières portuaires, estimées à environ 3 000 hectares. Ces terrains incluent notamment l’île Boulay, déjà habitée et difficilement accessible, ainsi que le cordon Ouest vers Vridi Ako, également occupé.
« Si l’on prend tout cela en compte, nous disposons d’environ 3 000 hectares de réserves foncières portuaires », a-t-il précisé.
Parmi les perspectives, figurent également l’amélioration de la desserte portuaire, la décongestion des espaces portuaires et péri-portuaires ainsi que le renforcement de la connectivité avec les zones de production et de consommation, tant au niveau national que dans les pays de l’hinterland (Burkina Faso, Mali et Niger).
Cette rencontre a également été l’occasion de retracer l’historique du Port autonome d’Abidjan, de 1950 à 2025, de présenter ses missions, d’exposer son évolution entre 2012 et 2025, ainsi que de mettre en lumière l’impact des investissements réalisés sur le trafic.
Le Port autonome d’Abidjan est un atout essentiel pour la Côte d’Ivoire et son poids dans l’économie nationale est estimé en 2024 à 75,23% (en volume) du total des échanges commerciaux extérieurs, à 78, 08% des recettes douanières et à 42,31% des unités industruelles du pays.
(AIP)
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