Yamoussoukro, 15 juil 2026 (AIP) – Le Fonds national pour la science, la technologie et l’innovation (FONSTI) a lancé, mardi 14 juillet 2026 à Yamoussoukro, deux projets de recherche visant à renforcer la souveraineté alimentaire et la valorisation des ressources agricoles en Côte d’Ivoire.
Le premier porte sur l’amélioration de la production de riz, tandis que le second est consacré à la valorisation des résidus de la filière anacarde.
Le secrétaire général du FONSTI, le Dr Sangaré Yaya, a indiqué que le projet consacré au riz ambitionne d’améliorer les techniques culturales afin d’accroître les rendements et de réduire la dépendance de la Côte d’Ivoire aux importations de cette denrée de grande consommation.
« Le riz est la première céréale consommée dans notre pays. Malheureusement, nous importons encore plus de la moitié de notre consommation nationale, alors que la Côte d’Ivoire dispose des terres, des ressources humaines et des compétences nécessaires pour satisfaire ses besoins et même exporter », a-t-il déclaré.
Selon M. Sangaré, les importantes ressources financières consacrées chaque année à l’importation de riz justifient un renforcement de la recherche scientifique au service des producteurs. Le projet financé par le FONSTI vise ainsi à améliorer la productivité et la compétitivité de la filière rizicole.
Le second projet soutenu par le Fonds concerne la valorisation des résidus issus de la transformation des noix de cajou. Dr Sangaré Yaya a rappelé que la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial d’anacarde et a insisté sur la nécessité de développer davantage la transformation locale afin de tirer une plus grande valeur ajoutée de cette production.
Il a expliqué que les résidus de la filière peuvent être utilisés pour produire divers biens, contribuer à l’alimentation animale et participer à la réduction des émissions de méthane, avec des retombées positives sur l’environnement.
« Nous voulons que l’intelligence ivoirienne soit mise au service de la valorisation complète des noix de cajou dans notre pays », a-t-il souligné.
Présentant le projet relatif au riz, l’enseignant-chercheur à l’École supérieure d’agronomie (ESA) de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB), Dr Kouadio Marius, a indiqué que les travaux portent sur la validation en milieu réel du recalage du calendrier de semis du riz pluvial dans la zone agroclimatique de Yamoussoukro.
Il a expliqué que le changement climatique perturbe les périodes habituelles de pluies, compliquant le choix des dates de semis pour les producteurs de riz de plateau. Les recherches menées sur les campagnes 2025-2026 ont permis d’identifier de nouvelles périodes de semis adaptées à l’évolution de la pluviométrie.
Selon lui, le projet permettra de tester ces résultats directement auprès des producteurs afin de favoriser leur adoption et d’améliorer durablement les performances de la riziculture pluviale.
(AIP)
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