Yamoussoukro, 05 oct 2025 (AIP) – Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Professeur Adama Diawara, a présidé le vendredi 3 octobre 2025 à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INPHB) de Yamoussoukro, la cérémonie de clôture du projet UNESCO-CFIT phase III, au cours de laquelle il a plaidé pour un meilleur arrimage entre la formation universitaire et les besoins du marché du travail.
Initié par l’UNESCO avec le soutien du fonds en dépôt de la République populaire de Chine, le projet CFIT III est mis en œuvre dans six pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire, à travers deux établissements, à savoir l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny via son École supérieure d’industrie, et l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB), au sein de l’UFR Sciences de la structure de la matière et de la technologie.
Ce programme vise à renforcer les systèmes d’enseignement supérieur et technique en Afrique, en améliorant l’adéquation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi, en consolidant les capacités institutionnelles des établissements et en favorisant l’inclusion sociale et l’égalité des genres.
« Il est essentiel de rapprocher le monde académique du monde professionnel afin que chaque jeune diplômé puisse transformer ses compétences en opportunités concrètes d’avenir », a déclaré Jean Bosco Ki, chef adjoint du bureau de l’UNESCO à Abidjan.
Grâce à ce projet, les curricula des filières de sciences et technologies de l’information et de la communication ont été entièrement révisés et alignés sur les besoins du marché du travail.
Le CFIT III a également permis de promouvoir l’entrepreneuriat étudiant, d’offrir des formations complémentaires à plus de 1 000 étudiants et de nouer des partenariats entre les établissements et des entreprises locales et internationales, contribuant ainsi à améliorer le taux d’insertion professionnelle des jeunes diplômés.
Professeur Adama Diawara a salué la pertinence du projet et ses résultats concrets. « D’abord, la révision des curriculaires à 100 % dans les filières des sciences et technologies de l’information et de la communication constitue un pas majeur dans la lutte contre le chômage de nos diplômés, qui est un problème systémique. Ensuite, la promotion de l’entrepreneuriat étudiant à travers les Fab Labs renforce l’auto-emploi et la créativité des jeunes », a-t-il expliqué.
Le ministre a exprimé sa gratitude à la République populaire de Chine pour son appui financier, à l’UNESCO pour le suivi technique, ainsi qu’aux deux établissements ivoiriens bénéficiaires du projet.
Tout en procédant à la clôture officielle du CFIT III, Pr Adama Diawara a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une fin, mais d’une étape. « Nous ferons en sorte que les acquis de ce projet soient consolidés et étendus à d’autres filières et établissements de notre système d’enseignement supérieur », a-t-il assuré.
(AIP)
gso/cmas

