Bonoua, 17 juin 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Bonoua, Kra Kouassi Maïzan, a initié mardi 16 juin 2026, une séance de formation et de sensibilisation sur les procédures de déclaration des naissances à l’intention des chefs de village, des responsables de jeunesse et des associations de femmes de sa circonscription.
La rencontre, tenue dans la salle de réunion de la sous-préfecture, visait à renforcer l’implication des leaders communautaires dans l’enregistrement systématique des naissances à l’état civil.
S’adressant aux participants, le sous-préfet a rappelé l’importance de l’acte de naissance dans le parcours administratif et citoyen de chaque individu.
« Autrefois, il était possible de vivre sans documents administratifs. Aujourd’hui, cela n’est plus envisageable. La loi prévoit que toute naissance soit déclarée à l’état civil dans un délai de trois mois. Au-delà de ce délai, les parents doivent engager une procédure judiciaire pour l’obtention d’un jugement supplétif », a-t-il expliqué.

Kra Kouassi Maïzan a invité les responsables communautaires à réfléchir aux mécanismes susceptibles de garantir la déclaration de toutes les naissances enregistrées dans les villages et campements de la sous-préfecture dans les délais légaux.
Les échanges ont permis de constater la persistance de nombreux cas de naissances non déclarées dans certaines localités situées hors du périmètre communal de Bonoua.
À l’issue des discussions, les participants ont convenu de mettre en place une campagne de sensibilisation de proximité afin d’informer davantage les populations sur les enjeux et les obligations liés à l’état civil.
Le dispositif retenu prévoit également la désignation d’un point focal dans chaque village. Celui-ci sera chargé de recenser les naissances, de collecter les informations nécessaires auprès des parents ou, en leur absence, de deux témoins adultes, puis de les consigner dans un registre tenu par le chef de village.
Ce registre sera transmis une à deux fois par mois aux services de l’état civil de la sous-préfecture pour l’établissement des actes de naissance dans les délais prescrits. Les documents établis seront ensuite remis aux chefs de village en vue de leur restitution aux familles concernées.
Par cette initiative, l’administration entend rapprocher davantage les services de l’état civil des populations rurales et réduire significativement le nombre d’enfants dépourvus d’actes de naissance dans la sous-préfecture de Bonoua.
(AIP)
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