Taï, 15 août 2025 (AIP) – Diverses raisons expliquent l’attractivité grandissante du « Maracana-petits poteaux », un sport collectif qui suscite de plus en plus d’engouement, dans le département de Taï, particulièrement durant les vacances scolaires, ont fait savoir, jeudi 14 août 2025, les acteurs de ce sport, dans des entretiens à l’AIP.
L’une des causes de cet intérêt des jeunes, en particulier, et des populations, en général, pour le « Maracana-petits poteaux » est le déficit d’infrastructures sportives dans les localités du département de Taï.
« Le manque d’infrastructures sportives associé au besoin naturel des populations en activités récréatives trouve un compromis dans le Maracana-petits poteaux qui se pratique sur un terrain réduit avec des équipements rudimentaires disponibles, localement », a expliqué le promoteur du tournoi, dénommé « Mondialito-Taï- Vacances », Seidina Touré.
Il plaide pour que les autorités et autres mécènes dotent chaque localité d’infrastructures, non seulement, pour le Maracana, mais aussi pour une diversification des sports de masse, facteur de cohésion sociale. Et ce, afin de maximiser les bénéfices du sport au profit de la population.
Fait notable, ce sport, vu son attractivité grandissante, voit une prolifération de tournois, organisés pendant les vacances scolaires. Chose qui génère une économie sportive qui, bien qu’informelle, reste dynamique et diversifiée.
La billetterie, la création infographique, la location de chaises, de bâches et de sonorisation, la vente de produits de grande consommation dans les stands de petits commerçants, la publicité, le sponsoring et le dynamique marché de recrutement des joueurs extérieurs constituent un écosystème micro-économique source d’emplois divers qui deviendraient moins précaires si le milieu est plus structuré.
Au-delà de l’aspect économiquement pratique évoqué, le caractère spectaculaire de ce sport collectif fait de dribbles et de courtes passes rapides attire le grand public, selon le chargé des sports de masse et du genre de la direction départementale du sport et du cadre de vie, Ramsès Kouya.
« C’est un sport typiquement ivoirien, mais non encore officiellement affilié à une fédération sportive. Ce sont surtout les prouesses techniques qu’il exige et exhibe qui contribuent à son essor auprès des populations, notamment de la jeunesse, friande de spectacle et d’activités ludiques valorisantes. Il est, par ailleurs, intéressant de voir les tournois féminins émerger parallèlement à ceux des hommes », a-t-il souligné.
Pour ces vacances scolaires, l’on dénombre une douzaine de compétitions de Maracana-petits poteaux, répartis sur les localités de l’ensemble du département.
Hormis l’assistance technique proposée aux promoteurs par la direction départementale des sports et du cadre de vie, l’appui de la mairie a permis l’octroi d’un espace de deux hectares prévu pour abriter un complexe sportif comprenant quatre terrains de football, de handball, de basketball et de Maracana-zone, en vue d’une diversification effective de la pratique des sports de masse par les populations locales.
(AIP)
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