Abidjan, 13 nov 2025 (AIP)- Les acteurs de la société civile ivoirienne ayant bénéficié du projet Alliance Transformative, un mouvement collectif pour accélérer la progression des Droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR) des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest, plaident auprès du gouvernement pour l’aide à la mobilisation des ressources financières et matérielles, afin de continuer leurs activités et maintenir leurs acquis, en cas du retrait des partenaires aux développement.
Les membres l’ont fait savoir le jeudi 13 novembre 2025, lors d’un atelier de capitalisation organisé au siège de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) à Abidjan Plateau.
Le projet Alliance Transformative est un programme du Réseau Alliance Droits et Santé, né en 2013, afin de développer un noyau et de construire un collectif à l’échelle transnationale sur la question des DSSR des femmes et des filles avec un total de 22 associations réparties dans les six pays où il est mis en œuvre, à savoir, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, et le Sénégal .

« L’idée de cet atelier est de capter le ressenti (bon ou mauvais) des acteurs lors de la mise en œuvre à l’étape actuelle de projet qui est à sa troisième phase. Cette phase a débuté en début d’année 2020 et prend fin en décembre 2025. Mais le projet dans son entièreté est mis en œuvre depuis 10 ans. In fine, il s’agit aussi, de trouver des procédures pour la continuité des acquis et comment subsister en cas de retrait des bailleurs», a expliqué le consultant principal de ce projet, Jean Philippe Obo.
La première phase du projet était axé sur le renforcement des ressources humaines (soutenir la montée en expertise des membres du réseau), la deuxième concernait les procédures (plaidoyer, communication) pour permettre aux acteurs de capter les financements (développer certains partenariats sur le long terme, qui s’inscrivent dans la durée et la réciprocité).
Selon lui, les participants ont eu à construire une réponse adaptée aux enjeux et opportunités nationales et régionales, investir leurs efforts dans des actions collectives de mobilisation citoyenne et de dialogue politique transformatifs (aux échelles locales, nationales et régionales), bénéficier d’un soutien au développement organisationnel et technique, et enfin, produire, développer et faire circuler des connaissances et des expertises au sein du réseau et à l’extérieur.
« Pour nous, il s’agit de faire un plaidoyer auprès des autorités gouvernementales, en particulier le Chef de l’Etat, à décaisser des fonds et mettre à disposition des ressources humaines et matérielles, pour renforcer la mise en œuvre et la prise en charge holistique des VBG, tout en tenant compte des stratégiques déjà existantes sur le plan national », a souhaité la coordonnatrice nationale du Projet Alliance Transformative en Côte d’Ivoire, Armelle Légré, par ailleurs chargée de programme de l’ONG MESSI.
En Côte d’Ivoire, six réseaux d’ONG ont participé à ce projet, à savoir l’ONEF, l’AFJCI, le RIJES, la Ligue Africaine, l’ASAPSU et MESSI.
(AIP)
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