Niakara, 28 mai 2025 (AIP) – À trois jours du lancement de la deuxième phase des Journées nationales de vaccination (JNV) contre la poliomyélite, le département de Niakara (Centre-nord, région du Hambol) affiche sa détermination à atteindre l’objectif national de 95% de couverture vaccinale avec la réunion avec les leaders communautaires, chefs traditionnels et religieux, initiée mercredi 28 mai 2025, par les autorités locales pour s’assurer de leur engagement dans cette bataille sanitaire cruciale.
« Nous devons ensemble œuvrer pour atteindre une couverture vaccinale d’au moins 95% des enfants ciblés dans le département », a lancé le secrétaire général de la préfecture de Niakara, Georges Koua Beïra, représentant le préfet Maténin Ouattara. Le département de Niakara vise une cible de 41 586 enfants âgés de 0 à 5 ans. Pour relever ce défi logistique, 92 équipes vaccinales seront déployées sur l’ensemble du territoire départemental du 30 mai au 2 juin 2025, selon le directeur du district sanitaire local, Dr Touré Baba Badian.
Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (MSHP-CMU) vise l’immunisation de 9 712 692 enfants à travers tout le pays. Le directeur de cabinet adjoint du ministre Pierre N’gou Dimba, le Pr Soro Kountélé, a détaillé ces objectifs lors d’une conférence de presse tenue mardi 27 mai à Abidjan.
Cette deuxième phase fait suite à un premier passage qui permet de renforcer l’immunité collective et de combler les éventuelles lacunes de couverture vaccinale. Le Programme élargi de vaccination (PEV) coordonne cette opération d’envergure qui mobilise des milliers d’agents de santé sur l’ensemble du territoire national.
Maladie virale hautement contagieuse, la poliomyélite continue de représenter une menace sérieuse pour les enfants non vaccinés. Elle peut provoquer des paralysies irréversibles et, dans certains cas, entraîner la mort. Seule la vaccination permet de s’en prémunir efficacement.
L’implication des leaders communautaires de Niakara dans cette campagne illustre l’importance de l’approche participative adoptée par les autorités ivoiriennes. En associant les chefs traditionnels et religieux, les autorités sanitaires s’assurent d’une meilleure acceptation et d’une participation massive des populations, conditions essentielles au succès de cette initiative de santé publique.
Les parents et tuteurs sont donc appelés à répondre massivement à cette campagne vitale pour protéger l’avenir de leurs enfants et contribuer à l’éradication définitive de la poliomyélite en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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