Man, 23 août 2025 (AIP) – Une mission du ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté s’est rendue vendredi 22 août 2025 à Logoualé, dans le département de Man, pour apporter le soutien du gouvernement aux victimes des affrontements du 1er janvier entre les villages de Soapleu et Koulinlé, et réaffirmer la nécessité de la paix et de la réconciliation.
Conduite par la directrice de la Cohésion sociale, Sidibé Salimata, la délégation a pris part à une rencontre communautaire présidée par le secrétaire général 1 de la préfecture de Man, Stéphane Guiriga, représentant le préfet de région.

Mme Sidibé a transmis le message de compassion du gouvernement aux populations touchées. « Ce jour je suis à Logoualé pour apporter la compassion et le yako du gouvernement de Côte d’Ivoire à travers le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté », a-t-elle déclaré, tout en appelant les communautés à tirer les leçons des violences. « L’État de Côte d’Ivoire est à vos côtés. Ce qui s’est passé ici ne doit pas se reproduire ailleurs », a-t-elle ajouté, exhortant les chefs traditionnels et religieux à poursuivre leurs actions de sensibilisation en faveur du dialogue et de la prévention des conflits.
La rencontre a été marquée par une projection de film et des échanges autour des valeurs du vivre-ensemble. L’État a également traduit sa compassion par des dons en numéraire remis aux personnes identifiées comme victimes.
Parmi elles, Tokpa Fabrice, habitant de Koulinlé, a témoigné avoir perdu son beau-frère et des biens évalués à 35 millions de francs CFA. Malgré ces pertes, il a affirmé son choix du pardon et de la reconstruction, saluant le message de paix des autorités.
La rencontre a été marquée par une sensibilisation des populations aux valeurs du vivre-ensemble, à travers une projection de film suivie d’échanges communautaires. Des dons en numéraire ont été remis aux personnes identifiées comme victimes des violences, en signe de compassion et de solidarité de l’État.

Le chef du village de Koulinlé, Lamine Bri, également victime, a exprimé sa reconnaissance envers l’État et tendu la main à la communauté voisine : « Nous sommes issus des mêmes ancêtres. Je tends la main à Soapleu pour que nous puissions vivre ensemble. »
Les violences du 1er janvier 2025 avaient éclaté à la suite de la mort d’un jeune homme, entraînant des représailles et des destructions de biens à Koulinlé, dont la résidence du chef. L’intervention rapide de la gendarmerie avait permis de rétablir l’ordre, avant l’ouverture d’une enquête.
(AIP)
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