Bouaké, 11 mai 2025 (AIP)- Le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) a organisé samedi 10 mai 2025 à Bouaké un atelier de formation sur la désinformation, au profit de 30 journalistes dont 15 venus d’Abidjan.
Cette session, tenue avec l’appui technique et financier de l’Unesco et de l’Agence de soutien et de développement des médias (ASDM), s’inscrivait dans le cadre du projet « Lutte unie contre l’intox et la désinformation électorale » (LUCIDE), en prélude à l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Selon le vice-président du REPPRELCI et coordonnateur du projet LUCIDE, Traoré Mamadou, cette initiative vise à responsabiliser les journalistes dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information, en lien avec la lutte contre la désinformation et les discours de haine.
Trois modules ont été animés par des professionnels du secteur. Notamment, président du Cénacle des journalistes séniors de Côte d’Ivoire, Lucien Houédanou, le président de l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie (OLPED), Zio Moussa, et le rédacteur en chef de la plateforme ivoirecheck.com, Mamadi Kébé.
Le premier module, présenté par Lucien Houédanou, portait sur « Les 12 points de vigilance de la couverture des discours de campagne ». L’intervenant a indiqué que les journalistes doivent prêter attention à la manière de rapporter les propos de campagne, notamment, les discours clivants, les injures et la diffamation, afin d’éviter d’en amplifier la portée.
Le deuxième module, assuré par Mamadi Kébé, portait sur l’introduction au fact-checking et aux techniques de vérification de l’information. Il a défini le fact-checking comme un processus de vérification permettant d’authentifier une information, de déconstruire une fausse information, de crédibiliser une donnée ou de replacer une source iconographique dans son contexte. Il a également présenté les cinq étapes du fact-checking, à savoir, identification de l’information à vérifier, analyse de la source initiale, vérification des propos, des données et des supports partagés, analyse des contextes et synthèse des résultats.
Le troisième module, animé par Zio Moussa, a porté sur l’identification et la prévention des discours de haine en période électorale. Il a défini le discours de haine comme un sentiment agressif et violent, et rappelé que la liberté d’expression en Côte d’Ivoire est encadrée par des textes internationaux et nationaux, notamment, la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que la Constitution et le code d’éthique et de déontologie du journaliste.
(AIP)
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