Abidjan, 24 juin 2026 – La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) a organisé, mardi 23 juin 2026, à Cocody-Mermoz, un atelier de réflexion sur les dispositifs d’accueil et de réintégration des migrants ivoiriens de retour du Maghreb et de l’Europe, en vue de promouvoir des territoires plus inclusifs.
Initiée dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Coopération Régionale des Politiques Migratoires » (CRPM) Phase 2, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue entre les pouvoirs publics, les organisations de la société civile et les collectivités territoriales.
Selon le chef de projet, Abdéramane Cissé, l’objectif principal de cette initiative est de « créer un espace multi-acteurs favorisant le dialogue entre l’État et la société civile afin que les politiques migratoires intègrent davantage les préoccupations des populations ».
Il a souligné que ce projet vise à fédérer les efforts des différentes parties prenantes pour relever les défis liés à la réintégration des migrants de retour volontaire.
« La société civile ne peut, à elle seule, résoudre l’ensemble des problématiques. Son rôle se limite à la sensibilisation, à la formation et au plaidoyer. Il est donc indispensable d’instaurer une synergie d’action dynamique avec l’État, qui détient les leviers essentiels », a-t-il expliqué.
Porté par Expertise France et financé par l’Agence française de développement (AFD), le programme CRPM Phase 2 est mis en œuvre dans huit pays, dont la Côte d’Ivoire, avec l’appui du Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM).
Il ambitionne de renforcer durablement la participation des organisations de la société civile et des diasporas dans l’élaboration et le suivi des politiques migratoires.
Les échanges ont permis d’analyser les dispositifs existants d’accueil et d’accompagnement des migrants de retour, tout en identifiant les défis liés à leur réinsertion socio-économique, à l’accès aux services sociaux de base et à leur intégration dans les communautés d’accueil.
Les participants ont également mis en avant la nécessité de valoriser les initiatives locales et de renforcer la concertation entre les acteurs institutionnels, les collectivités locales, les associations de migrants et les partenaires techniques.
(AIP)
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