Béoumi, 1er août 2025 (AIP)- Le Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) a organisé, jeudi 31 juillet 2025, une séance de sensibilisation contre la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH/SIDA, à la mairie de Béoumi.
L’activité a été menée en collaboration avec la préfecture, la mairie de Béoumi, ainsi que les autorités sanitaires et administratives de la localité. Elle visait les jeunes, les populations en général, les représentants d’associations et l’ensemble des couches sociales.
Selon l’attachée sociale du PNLS, Diarrassouba Mariam, cette initiative fait suite à une enquête nationale sur la stigmatisation, dont les résultats ont révélé que la région du Gbêkê figure en zone rouge, avec un taux de stigmatisation plus élevé qu’ailleurs. L’activité a ciblé les zones périphériques de Bouaké pour toucher les villages environnants.
Lors de cette séance, les voies de transmission du VIH/SIDA ont été expliquées aux participants. Selon Mme Diarrassouba, la stigmatisation est souvent due à une méconnaissance de ces voies. Elle a indiqué que les associations et autorités locales ont répondu à l’appel, permettant une large diffusion du message de soutien envers les personnes vivant avec le VIH/SIDA, en soulignant que cette maladie est aujourd’hui considérée comme une maladie chronique.
Un témoignage à visage découvert d’une personne vivant avec le VIH/SIDA a été livré, pour montrer qu’il est possible de mener une vie normale et d’avoir des enfants.
Le PNLS a encouragé les personnes vivant avec le VIH à accepter leur statut sérologique et à devenir des ambassadrices de la lutte. Les personnes non infectées ont également été appelées à soutenir les malades, condition nécessaire au maintien dans les soins et à la réduction des nouvelles infections.
La loi n° 2014-430 du 14 juillet 2014 relative à la lutte contre le VIH/SIDA a été présentée aux participants. Elle comprend trois volets : la prévention (dépistage, accès à l’information), la protection (droits des personnes infectées et non infectées) et la répression (sanctions en cas de manquement).
Le sous-préfet de Béoumi, Bézème Michaël, représentant le préfet Traoré Imelda, a salué l’initiative. Il a rappelé que le VIH/SIDA reste une maladie présente, bien que moins médiatisée. Il a invité les personnes malades à se faire soigner sans crainte et les populations à éviter toute forme de stigmatisation.
(AIP)
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