Bouaké, 23 juillet 2025 (AIP)- L’ONG Interafricaine pour la promotion de la santé et des droits de l’homme (ONG IPSDH), en partenariat avec CI-Energies, a organisé, mardi 22 juillet 2025, une formation à l’attention des points focaux du Projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité (PROSER), dans les locaux de la cathédrale de Bouaké.
Cette formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « projet mécanisme de gestion des plaintes » du PROSER. Elle a réuni une quarantaine de participants issus des départements et sous-préfectures de la région de Gbêkê concernés par ce projet.
Selon Yves Hervé Sénin, superviseur de l’ONG IPSDH dans la région, les participants ont été formés au processus de réception, d’enregistrement et de transmission des plaintes liées à l’électrification des villages. Les plaintes sont ensuite relayées à CI-Energies pour prise en charge.
Deux types de plaintes ont été identifiés, à savoir les plaintes ordinaires et les plaintes sensibles. Les plaintes ordinaires concernent les indemnisations relatives aux dégâts sur les propriétés et les conflits d’intérêts afférents. Les plaintes sensibles portent sur les violences basées sur le genre (VBG), la discrimination, la traite ou l’exploitation des personnes, ainsi que le travail des enfants.
Le sociologue et expert en genre et inclusion sociale, Dr Michel Téhé, a indiqué que les plaintes sensibles doivent être orientées vers les structures compétentes. Il a précisé que les autorités villageoises ne sont pas habilitées à les gérer. Il a également souligné l’existence de plateformes VBG dans les régions et départements, créées pour traiter ces types de plaintes.
Le projet PROSER est financé par la Banque africaine de développement (BAD) et concerne 96 villages dans la région de Gbêkê.
(AIP)
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