Abidjan, 20 jan 2024 (AIP)- L’Agence de valorisation des déchets plastiques (AVDP) a exprimé, mercredi 17 janvier 2024 à Abidjan Plateau, lors d’une réunion organisée par le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), son désir de faire des déchets plastiques, une véritable source de revenus des entreprises de recyclage.
Pour la directrice du développement de l’AVDP, Auldes Maiel, l’objectif est de faire des déchets plastiques, une ressource de revenus financiers, à travers leur collecte en lagune et dans les quartiers, et le recyclage.
« Le plastique est aujourd’hui recherché par des entreprises de recyclage. Mais faute de moyens de collecte, il y a un défi financier qui flotte sur la lagune; 300.000 tonnes de déchets plastiques sont déversées en Côte d’Ivoire et moins de 10% sont recyclés, sans compter les déchets domestiques qui sont produits directement par les ménages. Il y a urgence écologique mais aussi une réelle opportunité économique sur la question du recyclage », a exprimé Mme Maiel.
Pour elle, la solution à la problématique de la pollution de l’environnement due aux déchets plastiques se situe dans le triptyque, pouvoir public, entreprises de recyclage et populations.
« Nous avons rencontré le ministère pour déposer notre projet et le CIAPOL a été un révélateur pour nous. C’est pourquoi, nous avons décidé de travailler ensemble. Que ce soit le secteur public comme privé, ainsi que la société civile, nous pensons que ce triptyque est la solution. Le pouvoir public ne peut pas porter à lui seul cette problématique. Les différentes entreprises de recyclage ne peuvent pas travailler sans le soutien de la population, non plus et du pouvoir public », a-t-elle ajouté.
Auldes Maiel a précisé qu’en trois de présence en terre ivoirienne, l’AVDP réunit un consortium de structures de production et de distribution, en mettant en place des systèmes de collecte dans les quartiers d’Abidjan et à l’intérieur du pays.
L’objectif est d’avoir une centaine de projets développés à la fois dans la ville d’Abidjan, à Grand-Bassam et sur l’ensemble du territoire national, et qui permettraient de collecter ces déchets par l’intermédiaire de missions de sensibilisation des populations.
« Nous avons une population qui a conscience de la dangerosité de ces déchets à cause des effets néfastes sur la santé tels que le paludisme et bien d’autres maladies. Il n’y a pas un réel système de collecte et les ménages ne savent pas trop où jeter la poubelle, ce qui crée une sorte d’incivilité imposée aux populations. Nous avons des solutions très basiques et plus concrètes à proposer. Aujourd’hui, nous recherchons des financements pour pouvoir développer ces solutions mais cela commence par une campagne de sensibilisation à l’échelle nationale », a fait savoir Auldes Maiel.
(AIP)
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