Koro, 16 jan 2026 (AIP) – La filière anacarde dans le département de Koro est confrontée à plusieurs difficultés, notamment les feux de brousse, la transhumance et la fluctuation des prix, à l’approche de la campagne de commercialisation de la noix de cajou.
Bien que l’ouverture officielle de la campagne ne soit pas encore annoncée par le gouvernement, les activités liées à l’anacarde ont déjà débuté sur le terrain, avec le ramassage des pommes de cajou observé dans plusieurs localités du département.
Les feux de brousse constituent l’un des principaux risques signalés par les producteurs. Chaque saison sèche, des plantations d’anacardiers sont touchées par des incendies, entraînant la destruction de vergers et des pertes de récoltes.
Les producteurs évoquent également les dégâts causés par les troupeaux en transhumance. Dans certaines zones, des bovins pénètrent dans les champs d’anacarde et consomment les pommes de cajou, provoquant des pertes et des tensions entre agriculteurs et éleveurs.
À ces difficultés s’ajoute l’instabilité des prix de la noix de cajou bord champ. Selon des planteurs, le prix appliqué en début de campagne baisse après les premières semaines de commercialisation, réduisant les revenus issus de la vente de la production.
Ces contraintes cumulées exposent les producteurs d’anacarde à des risques économiques récurrents dans le département de Koro.
Des acteurs du secteur agricole estiment que la diversification des cultures pourrait permettre de réduire la dépendance des producteurs à l’anacarde, en complément des mesures de prévention des feux de brousse, d’encadrement de la transhumance et de régulation du marché.
(AIP)
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