Katiola, 21 fév 2026 (AIP)-La délégation régionale du Conseil coton-anacarde-karité du Hambol a organisé, jeudi 19 février 2026, à Kpéfélé, village situé à cinq kilomètres de Katiola sur la route de Dabakala, une campagne de sensibilisation à l’endroit des acteurs de la filière anacarde, dans le cadre de la campagne de commercialisation 2026.
La cérémonie, présidée par le sous-préfet central de Katiola, Zéhi Serge, a enregistré la participation de 150 acteurs de la filière, venus s’imprégner des bonnes pratiques visant à améliorer et à préserver la qualité des noix de cajou, un défi majeur pour le gouvernement ivoirien.
Plusieurs communications ont meublé cette rencontre, notamment celles de l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA), de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), du délégué régional du Conseil coton-anacarde-karité ainsi que de l’autorité administrative.
Placée sous le slogan : « Pour un meilleur prix, je m’engage à bien sécher et bien trier mes noix de cajou », cette campagne vise à inculquer aux producteurs les bonnes pratiques post-récolte.
Représentant le directeur général du Conseil coton-anacarde-karité, Coulibaly Minata a exhorté les producteurs à adopter de bonnes pratiques agricoles, notamment le séchage adéquat, le tri rigoureux et le stockage des noix dans des sacs de jute fournis par le Conseil, afin de garantir la durabilité et la compétitivité de la filière.
Le coordonnateur régional de l’ANADER, direction Nord, Kouakou Kouamé Hervé, a animé une séance pratique portant sur la séparation de la noix et de la pomme à l’aide d’une ficelle, afin d’éviter que les résidus de pomme n’altèrent la qualité de la noix. Il a également insisté sur l’importance du séchage des noix sur des claies pendant deux à trois jours, ainsi que sur le ramassage régulier des noix, tous les deux jours.
Pour sa part, l’entomologiste à l’Université Jean Lorougnon Guédé, N’Depo Ossey Robert, a sensibilisé les producteurs sur les maladies et insectes nuisibles à la qualité de l’anacarde. Il a recommandé le nettoyage du champ au moins trois fois par an pour prévenir l’installation des ravageurs, tout en préconisant la limitation des produits chimiques au profit de solutions biologiques.
Le sous-préfet central, Zéhi Serge, a invité l’ensemble des acteurs à jouer pleinement leur rôle afin de préserver la qualité de la production nationale d’anacarde.
(AIP)
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