Abidjan, 25 fév 2026 (AIP) – La Fédération des organisations professionnelles agricoles de producteurs de la filière hévéa de Côte d’Ivoire (FPH-CI) mène une offensive stratégique au 62e Salon international de l’agriculture de Paris (SIA 2026), en vue de capter des investissements pour la valorisation des sous-produits de l’hévéa, indique un communiqué transmis à l’AIP.
Présente au sein de la délégation de l’organisation interprofessionnelle agricole (OIA) APROMAC, la FPH-CI a profité de la « Journée de l’Hévéa », célébrée le 23 février, pour présenter deux projets structurants : la transformation de la graine d’hévéa (potentiel de 60 000 tonnes par an) et la valorisation industrielle du bois d’hévéa en fin de vie.
Ces initiatives positionnent la filière hévéicole ivoirienne comme un modèle d’économie circulaire et de croissance verte, et inscrit la FPH-CI dans la dynamique du SIA 2026 dont le thème est : « Générations solutions ».
La transformation de la graine en huile végétale et en biocarburant ouvre, particulièrement, des perspectives majeures pour la transition énergétique et l’économie, tandis que le bois d’hévéa constitue une alternative écologique et compétitive au bois forestier. Ces deux projets vont transformer significativement l’économie et la vie des Producteurs, en améliorant durablement leurs revenus et leur bien-être, précise le communiqué.
« Je suis venu ici pour présenter nos produits phares pour lesquels nous recherchons des partenaires fiables. On a déjà au niveau de la Côte d’Ivoire, tissé des relations que nous sommes venus renforcer, pour signer, en fin de compte, des partenariats fiables sur la graine d’hévéa et le bois d’hévéa en fin de vie économique. (…) Ce qui permettra à nos producteurs d’avoir des ressources supplémentaires en plus de ce qu’ils gagnent avec les fonds de tasses et nous pensons que c’est une opportunité pour nous », a fait savoir le président du collège des producteurs, Jules Dally, également président du conseil d’administration de la FPH-CI.
Outre la diversification, la FPH-CI porte un ambitieux programme d’extension du verger national, avec un objectif de 50 000 hectares plantés par an sur une décennie. Des tests sont actuellement menés dans les régions du Gontougo, du Poro et du Bafing, intégrant l’association de l’hévéa aux cultures vivrières pour soutenir l’autosuffisance alimentaire, souligne le communiqué.
« Nous avons des projets d’augmentation de notre verger car, pour conserver notre rang de 3e producteur mondial de caoutchouc naturel et de 1er producteur en Afrique, et surtout si nous voulons gagner le 2e rang dans le classement mondial, il nous faut continuer de créer de nouvelles plantations », a expliqué Dally Jules.
Le point d’orgue de cette participation sera une conférence stratégique prévue le 28 février à Paris. Animée par le PCA de l’OIA APROMAC, Charles-Emmanuel Yacé, elle portera sur la contribution du programme d’urgence de renouvellement du verger à la transformation économique du monde rural, afin de mobiliser la diaspora et les investisseurs internationaux.
Créée en 2019, la FPH-CI a pour mission de représenter et d’encadrer les producteurs de la filière hévéa, tout en œuvrant pour une croissance inclusive et durable du secteur en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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