Bocanda, 02 mars 2026 (AIP) – Des comités villageois de gestion et de règlements des conflits liés aux activités du Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes (PREMOPEF) dans des villages de la sous-préfecture de Bocanda (Centre- Est, région du N’Zi) ont été officiellement installés et les membres formés jeudi 26 février 2026, lors d’une séance de travail qui a eu lieu à Bocanda.
Au dire du sous-préfet, Renée Marcelle Dahi, il s’agissait de mettre en place un comité sous-préfectoral et des comités villageois dans les localités bénéficiaires des projets PREMOPEF, à savoir Dida-Mouèssou, Salè-Balèkro, Kotokounou, Tagnankro et Souamékro, afin de former leurs membres pour qu’ils soient outillés à régler les différents types de conflits qui pourraient survenir entre eux-mêmes, d’une part, et entre les agents chargés de la réalisation et du suivi des projets et les populations, d’autre part.
Mme Dahi a expliqué aux uns et aux autres le mécanisme de création, la composition, le fonctionnement et les attributions desdits comités.
Le formateur Gongbéi Gonsan Mathieu, consultant en charge du mécanisme de gestion des plaintes, a fait savoir que ces comités, placés sous la supervision du comité sous-préfectoral et du comité de pilotage du PREMOPEF, constituent le premier niveau de traitement des conflits.
Ils sont chargés de recevoir les plaintes portant strictement sur les projets PREMOPEF, en l’occurrence la mauvaise sélection des bénéficiaires, le non-respect des engagements, la violation des us et coutumes locales ainsi que la transmission aux autorités des dossiers non résolus ou ceux dépassant leurs compétences, tels que les cas de viols, de meurtres, de vols aggravés et d’incendies de forêts ou de plantations causés par les feux de brousse.
M. Gongbéi a également précisé que les membres devaient avoir un comportement exemplaire, faisant preuve d’impartialité, d’équité et de justice dans le traitement des plaintes afin de bénéficier de la confiance des populations, leur conseillant de privilégier les règlements à l’amiable afin de préserver l’harmonie sociale.
Des kits contenant des documents devant leur permettre de mener à bien cette mission ont été mis à leur disposition. Ceux-ci ont été invités à en faire une large diffusion auprès des populations afin que tous ceux qui désirent porter plainte pour un quelconque litige puissent le faire gratuitement.
L’expert en sauvegarde environnementale, sociale et climatique, Ablé Assémien Barthélémy Wilfried, a exhorté les bénéficiaires de cette formation à se l’approprier pour une meilleure gestion des conflits afin que les populations puissent tirer profit des projets réalisés dans leurs localités par le PREMOPEF pour leur bien-être.
Financé conjointement par le programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire et la Banque africaine de développement (BAD), le PREMOPEF, doté d’un budget de 9,87 milliards de francs CFA, vise à améliorer les conditions de travail et de vie de 60 000 exploitants agricoles en réalisant des mini-barrages, en aménageant des périmètres maraîchers, en réhabilitant des pistes rurales, en produisant à grande échelle du manioc et de l’igname.
(AIP)
kkc/kkp/fmo

