Abidjan, 4 mars 2026 ( AIP)- Face à l’offensive américano-israélienne contre Téhéran, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez appelle au respect du droit international et refuse de céder aux pressions commerciales de Washington.
Dans une allocution télévisée solennelle mercredi 4 mars 2026, le Premier ministre Pedro Sanchez a fermement condamné l’intervention militaire conjointe des États-Unis et d’Israël en Iran.
Qualifiant la situation de catastrophe, le chef du gouvernement espagnol a mis en garde contre un engrenage de violence rappelant les erreurs de la guerre d’Irak ou les prémices de la Première Guerre mondiale.
Il a affirmé que les gouvernements devraient être là pour améliorer la vie des gens, pas pour l’aggraver, et qu’on ne peut pas jouer à la roulette russe avec la vie de millions de personnes.
Sánchez a souligné l’impact dévastateur du conflit sur les marchés mondiaux, notant la perturbation des bourses, l’envolée des prix de l’énergie, le risque migratoire accru et une hausse généralisée du coût de la vie pour les citoyens.
La position de l’Espagne a déclenché l’ire du président des États-Unis d’Amérique Donald Trump.
Le président américain a menacé de rompre toutes les relations commerciales avec Madrid après le refus espagnol de laisser les forces américaines utiliser leurs bases militaires sur le territoire pour frapper l’Iran.
Lors d’une conférence de presse aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz, Trump a qualifié l’Espagne d’alliée terrible, affirmant être prêt à instaurer un embargo total.
Soutenu par son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, le président américain mise sur la pression économique pour isoler Madrid.
Malgré la gravité des menaces de la Maison Blanche, Pedro Sanchez a affiché une détermination sans faille.
Il a déclaré que l’Espagne n’aurait pas peur des représailles, rappelant que son pays agit conformément à la Charte de l’ONU et aux principes de l’Union européenne.
Le gouvernement espagnol a déjà activé deux axes prioritaires : le rapatriement d’urgence des milliers de ressortissants espagnols bloqués dans la région du Golfe et la mise en place de mesures de soutien économique pour protéger les entreprises et les citoyens des chocs financiers et commerciaux à venir.
Pour rappel, l’attaque lancée le 28 février par Israël et les États-Unis a décapité le sommet de l’État iranien, entraînant la mort du Guide suprême Ali Khamenei.
Téhéran a riposté en ciblant des bases américaines dans la région, plongeant le Moyen-Orient dans une incertitude totale alors que les négociations diplomatiques semblaient pourtant en cours.
( AIP)
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