Abidjan, 7 mars 2026 (AIP)- L’Inde a autorisé un navire de guerre iranien à accoster dans le port de Kochi en signe d’humanité, a déclaré samedi 7 mars 2026, le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar.
Cette décision intervient après que les États-Unis ont coulé un autre navire de la marine iranienne au large du Sri Lanka voisin dans le cadre du conflit lancé il y a une semaine par le président Donald Trump avec Israël contre la République islamique.
Le sous-marin Lavan, un navire de débarquement amphibie selon l’Institut naval américain, a accosté mercredi suite à une demande urgente de Téhéran liée à des problèmes techniques.
Le bâtiment arrivait initialement pour une revue de la flotte et s’est retrouvé piégé par l’éclatement des hostilités. Selon Jaishankar, qui s’exprimait lors du Raisina Dialogue, l’Inde a privilégié une approche humanitaire au-delà des simples considérations juridiques pour accueillir les 183 membres d’équipage dans ses installations navales.
Le même jour, la frégate iranienne Dena a été frappée par un sous-marin américain dans la zone économique exclusive du Sri Lanka, à 19 milles nautiques des côtes. L’attaque a causé la mort d’au moins 87 personnes. Le navire revenait d’un exercice naval organisé par l’Inde au moment où il a été ciblé.
Le Sri Lanka a également dû gérer les conséquences des combats. Le ministre des Affaires étrangères, Vijitha Herath, a indiqué que Colombo prenait en charge 32 marins survivants du Dena en vertu des traités internationaux. La marine sri-lankaise a été dépêchée pour secourir les rescapés et récupérer les corps, tandis que des diplomates iraniens réclament le rapatriement des dépouilles de 84 marins.
Parallèlement, le Sri Lanka a offert un refuge sûr à un second navire, le Bushehr, dont les 219 membres d’équipage ont été évacués vers Trincomalee après des problèmes de moteur. Le président Anura Kumara Dissanayake a précisé que son pays se conformerait à la Convention de La Haye, imposant à un État neutre de retenir les combattants d’un État belligérant jusqu’à la fin des hostilités. Des discussions sont en cours avec le Comité international de la Croix-Rouge pour organiser la prise en charge et le rapatriement éventuel des blessés.
(AIP)
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